Stocks d’armes, mais pénurie de masques : il faut repenser notre sécurité nationale

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Le 1er avril dernier, l’État publiait l’attribution de marché pour les 25 millions de cartouches de fusils d’assaut destinées à nos forces de l’ordre, et dont l’appel d’offre avait été diffusé en mai dernier. Le lendemain, un représentant syndical des douanes nous informait que l’État n’avait importé ni masques, ni respirateurs artificiels entre décembre et début mars. Face à la gestion catastrophique de cette pandémie par nos autorités, l’on pourrait en déduire qu’elles sont incapables d’anticiper les menaces. Or, nous allons voir qu’elles ont prévu le pire dans le domaine du maintien de l’ordre et de la lutte contre la criminalité, tout en refoulant le risque pandémique et la nécessité de s’y préparer. Stockant les armes mais pas les masques, augmentant les budgets de la sécurité intérieure mais pas ceux de l’hôpital public, elles ont oublié que notre sécurité nationale est aussi garantie par nos personnels soignants. Retour sur un trop long aveuglement. 

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