EXCLUSIF : L’omerta de nos médias sur la pseudo-science ayant justifié le confinement massif

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Alors que les médias francophones s’acharnent sur le professeur Raoult et ses soutiens, ils font l’impasse sur un scandale majeur qui a éclaté il y a une dizaine de jours au Royaume-Uni. En effet, les modélisations alarmistes du mathématicien Neil Ferguson, qui avaient convaincu Trump, Macron et Johnson de confiner massivement leurs administrés, n’étaient absolument pas dignes de confiance – comme l’ont souligné plusieurs spécialistes dans la presse anglo-saxonne. Or, nous allons démontrer que ce scandale est passé sous silence dans les médias francophones qui, tout en s’auto-proclamant pourfendeurs des « infox » et des pseudo-sciences –, ne s’intéressent pas à ces révélations explosives. Or, malgré leur absence de fiabilité, les modélisations informatiques de Ferguson sur la létalité du Covid-19 ont poussé nos dirigeants à confiner massivement leurs peuples sans même mesurer les conséquences de politiques aussi radicales. Décryptage d’un fiasco international, décrit chez nos confrères britanniques comme « l’erreur de logiciel la plus dévastatrice de tous les temps ».

 

Aujourd’hui, le Figaro a détaillé ce que tout observateur avisé craint depuis le début du confinement. En clair, « la France se prépare à une vague de licenciements et de faillites sans précédent. Les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc. Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont redoutés à la rentrée. » Les auteurs de cet article ajoutent que, « lorsque la France [fut] confinée en mars, Emmanuel Macron avait pourtant annoncé qu’“aucune entreprise” ne serait livrée “au risque de faillite”. Mais voilà, en cette phase de déconfinement progressif, l’Exécutif prépare désormais les esprits au contraire. “Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent”, a ainsi averti le ministre de l’Économie Bruno Le Maire (…) la semaine dernière. »

 

En parallèle, les États-Unis comptent près de 40 millions de chômeurs de plus depuis la mi-mars, et le Royaume-Uni s’attend à affronter sa pire crise économique depuis 300 ans, selon la Banque d’Angleterre. Affirmons-le clairement : ce n’est pas le coronavirus qui a engendré cette situation cataclysmique, et l’avalanche de crises multiformes qui en résultera. Ce sont les mesures autoritaires et disproportionnées de confinement massif des populations qui ont provoqué cet effondrement économique dévastateur.

 

Or, il y a une dizaine de jours, un scandale majeur a éclaté au Royaume-Uni, sans que les médias francophones si prompts à discréditer le professeur Raoult ne le portent à la connaissance de l’opinion publique. En effet, le 15 mai dernier, nos confrères du Telegraph révélèrent ce que nous pressentions depuis des mois. En clair, les modélisations alarmistes du mathématicien Neil Ferguson sur le taux de mortalité du Covid-19 en l’absence de mesures de confinement massif n’étaient absolument pas fiables, et grossièrement inexactes. Pourtant, ces recherches ont convaincu Macron, Trump et Johnson de confiner brusquement la majorité de leurs populations sans aucun débat public, et sans étudier sérieusement les conséquences sociales, sanitaires, économiques et sécuritaires de mesures aussi radicales sur le long terme.

 

Confirmant des critiques d’experts relayées le 15 avril par le Financial Times, nos confrères du Telegraph ont révélé il y a une dizaine de jours que, « selon plusieurs spécialistes, le codage qui a conduit au confinement massif était un “fouillis truffé de bugs” [et] “totalement pas fiable” ». D’après eux, « la modélisation sur le Covid-19 qui a justifié le confinement massif du Royaume-Uni, la fermeture de son économie et les millions de chômeurs qui en ont résulté, a été critiquée par une série d’experts. Le codage informatique du professeur Neil Ferguson a été tourné en dérision et décrit comme “totalement pas fiable” par différents spécialistes, qui ont fait savoir que “vous ne joueriez pas votre destin” sur un tel projet. Ce modèle, qui est réputé avoir convaincu le gouvernement [britannique] de changer d’avis et d’imposer un confinement national, est un “fouillis truffé de bugs, qui ressemble plus à un bol de spaghettis qu’à une programmation finement ajustée” selon David Richards, co-fondateur de la société britannique de technologie de données WANdisco. “Dans notre réalité commerciale, on licencierait n’importe qui pour avoir développé un tel code, et toute entreprise qui en dépendrait pour produire des logiciels commercialisables ferait probablement faillite.” »

 

Cet article relaya d’autres critiques accablantes provenant de l’Université d’Edimbourg, d’un collectif d’ingénieurs sur GitHub, du Jesus College et d’Oxford. En parallèle, d’autres médias anglo-saxons ont mis en avant les réserves d’un ex-développeur de Google, du prix Nobel 2013 de Chimie, d’un physicien et stratège de JP Morgan, ou encore du chercheur Nassim Nicholas Taleb – l’auteur du célèbre essai intitulé Le Cygne noir : la puissance de l’imprévisible. Chacun de ces spécialistes dénonce à quel point les modélisations de Neil Ferguson n’étaient pas sérieuses, ni fiables, ni éclairantes. Il faut dire que ce mathématicien a un long passé de prédictions extravagantes. En 2005, avait anticipé que 200 millions de personnes pourraient mourir de la grippe aviaire. Au final, on a recensé 455 décès durant ces 15 dernières années. En 2009, il avait prédit que 65 000 personnes allaient mourir de la grippe porcine au Royaume-Uni, pour un nombre total de victimes d’environ 392. En 2020, il avança des chiffres apocalyptiques à Londres, Paris, Washington, et dans d’autres capitales européennes. Il s’avère désormais qu’un grand nombre de scientifiques remettent en cause ces modélisations alarmistes, hélas trop tard.

 

Le 5 mai dernier, ce même Telegraph révéla que Neil Ferguson avait dû quitter son poste de conseiller scientifique du gouvernement britannique. Sachant que cette démission était officiellement due au fait qu’il avait invité à plusieurs reprises sa maîtresse malgré le confinement, la presse francophone avait largement relayé cette information. Dix jours plus tard, l’avalanche de critiques contre sa modélisation ne fut pas relayée dans la presse francophone. En effet, si l’on en croit Google Actualités, aucun média grand public en langue française n’a repris ces informations du Telegraph et de leurs confrères anglo-saxons, tandis que les frasques sexuelles de Neil Ferguson lui avaient valu des dizaines d’articles quelques jours plus tôt. Cette omerta sur ce scandale est inacceptable puisque, à l’heure actuelle, le professeur Didier Raoult et ses soutiens sont la cible d’une vaste campagne de presse, qui s’appuie sur une étude de la revue Lancet immédiatement prise pour argent comptant – à l’instar des prédictions apocalyptiques de Neil Ferguson depuis mars dernier. En clair, si l’on tape « “didier raoult+lancet” » dans Google Actualités, plus de 27 000 articles y sont recensés.

 

Le point commun entre ces deux affaires est que, dans le cas de la revue Lancet comme dans celui de l’Imperial College où travaille Ferguson, une présomption d’irréfutabilité des arguments s’impose systématiquement. Ce phénomène fut décrit avec humour dans Atlantico.fr, quelques jours avant que les graves failles dans les modèles de Ferguson ne soient révélées. Selon l’auteur de cet article, « l’étonnant n’est pas que ces modélisations voient le jour ; l’étonnant est le crédit a priori et surtout a-critique qui leur est accordé, par la presse et surtout par les gouvernants. Ce qui leur donne, du fait même, un impact absolument déterminant dans la gestion des affaires humaines. Dans le cas du virus de Wuhan, l’un des modèles qui aura eu le plus d’influence, particulièrement dans les pays anglo-saxons 2 et en Europe, est celui de l’Imperial College de Londres. Quel beau et noble nom que celui d’Imperial College of London ! Comment ne pas entamer une sorte de prosternation anticipative quand commence la phrase “Selon l’Imperial College de Londres…” Attention Mesdames et Messieurs, la Science va parler, soyez par avance prêts à renoncer à tous vos droits et possessions, parce que la Science ! » L’on pourrait appliquer ce raisonnement aux articles de la revue Lancet.  

 

Comme l’a résumé le site Analyticsindiamag.com, « il est clair que [les recherches viciées] de Neil Ferguson nous montrent que les experts en méga-données et les décideurs peuvent être trompés par le hasard, et que leurs actions peuvent conduire à des dégâts irréparables. [Elles soulignent] également l’importance de pratiquer la science des méga-données de la manière la plus robuste et transparente possible », ce qui ne fut manifestement pas le cas en ce qui concerne les recherches de Neil Ferguson. Essentiellement et surtout, ce fiasco démontre à quel point les médias et les décideurs politiques ont une propension maladive à croire en des prédictions apocalyptiques, au détriment d’analyses plus pondérées et rationnelles. On a récemment pu l’observer avec l’avalanche d’articles catastrophistes lorsque les premiers plans de déconfinement furent mis en oeuvre. Or, il s’avère que l’épidémie est en recul constant dans le monde, et certains experts estiment qu’elle pourrait même s’éteindre. De quoi relativiser les prédictions alarmistes dont nous sommes bombardés depuis de longs mois, et commencer à nous poser plus sérieusement cette question essentielle : le confinement massif était-il indispensable ? 

 

Maxime Chaix 

 

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One Response to “ EXCLUSIF : L’omerta de nos médias sur la pseudo-science ayant justifié le confinement massif ”

  1. Jean-Michel Moriset

    Cette histoire serait comique si les pleins pouvoirs accordes par des parlements croupions a des idiots comme Trump, Macron et Johnson n’avaient entraine une telle cascade de catastrophes. Deux phénomènes se sont télescopés ici la concentration des pouvoirs politique et économique en quelques mains et l’influence quasi magique de l’intelligence artificielle. A croire qu’il suffirait d’un virus pour pirater les cerveaux…

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