Bilal Abdul Kareem : un activiste pro-djihad ou un honnête journaliste ? (Partie 1/2)

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Depuis les premiers stades du conflit en Syrie, l’ex-comédien de stand-up new-yorkais Bilal Abdul Kareem a acquis une notoriété mondiale pour ses reportages de terrain dans les zones tenues par les djihadistes, avec lesquels il entretient une proximité telle qu’il a choisi de s’installer dans leurs territoires il y a trois ans. Adoubé par les médias anglo-saxons, dont il est un fixeur et un associé dans la réalisation de reportages et de documentaires à succès, il figurerait également dans la liste des assassinats ciblés des services américains. Or, le gouvernement des États-Unis vient d’invoquer la notion de « secrets d’État » pour qu’il ne puisse contester devant les tribunaux son apparente inclusion dans la « kill list » de la Maison-Blanche. En d’autres termes, et bien que la pratique des assassinats ciblés soit évidemment illégale, la question est de savoir si Bilal Abdul Kareem est un honnête journaliste de terrain – comme il est présenté dans de nombreux médias anglo-saxons –, ou un activiste pro-djihad ayant rejoint depuis des années les réseaux d’al-Qaïda en Syrie. Comme nous le verrons, son passif dans le conflit syrien ne plaide pas en sa faveur, et ce même s’il risque sa vie pour filmer cette guerre depuis les territoires contrôlés par les djihadistes. Voici donc la première partie de notre article dédié à ce personnage pour le moins controversé. 

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