Pourquoi la « cancel culture » en politique étrangère conduit à des désastres

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Actuellement, la « cancel culture » amène un nombre croissant d’individus à exiger le déboulonnage des statues associées à la colonisation, la démission de personnalités jugées indignes, ou la censure d’oeuvres perçues comme racistes. Or, une autre forme de « cancel culture » consiste à exclure du débat public les observateurs ayant des idées que l’on juge inacceptables – même si elles ne sont pas répréhensibles. Ainsi, les détracteurs de l’interventionnisme occidental sont souvent perçus comme des hérétiques, qui soutiendraient les dictatures attaquées, déstabilisées ou sanctionnées par nos dirigeants. Cette fausse perception justifierait donc leur exclusion du débat public. C’est oublier bien vite que les premières victimes de cet interventionnisme sont les peuples, et que les guerres sans fin qui en résultent démontrent que ces voix dissidentes avaient raison. Comme nous allons le défendre dans cet édito, il serait temps de leur donner davantage la parole dans les médias, au lieu de chercher à les censurer et à détruire injustement leurs réputations. 

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