EXCLUSIF : L’« État profond » critiqué par Macron – l’important témoignage d’un ex-haut fonctionnaire

La crise du Covid-19 tend à nous faire oublier que l'on commémore les neuf ans de plusieurs « printemps arabes » qui ont tragiquement dégénéré. Ce fut notamment le cas en Libye et en Syrie, où différents pays occidentaux se sont ingérés afin d'y renverser les dictateurs locaux, avec des résultats calamiteux selon le Président Macron lui-même. Dans une autre intervention, ce dernier fustigea ce que nous identifions comme la cause centrale de ces politiques malavisées, soit ce qu'il a appelé l'« État profond ». En exclusivité, nous avons recueilli le témoignage d'un ex-haut fonctionnaire français, qui nous explique comment se forme ce système et pourquoi il conduit nos autorités à promouvoir des politiques de changement de régime aussi désastreuses – à l'instar des « faucons libéraux » et des néoconservateurs américains. Plongée dans les eaux troubles de nos affaires étrangères. 

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Pourquoi notre débat public sur le djihad est fondamentalement biaisé

Nous vous présentons une classification inédite des trois principales « écoles » occidentales dans l'étude du djihadisme. Nous verrons que les deux courants dominants dans notre débat public souffrent d'une carence majeure, en ce qu'ils font l'impasse sur une tendance structurelle : l'instrumentalisation, par les puissances occidentales et leurs alliés moyen-orientaux, de milices djihadistes dans plusieurs guerres par procuration depuis la fin des années 1970. Ainsi, nous vous expliquerons pourquoi le courant minoritaire d'analyse du djihad devrait être davantage présent dans le débat public, puisqu'il dénonce ces stratégies clandestines qui menacent notre sécurité collective en renforçant nos ennemis islamistes.  

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Depuis le 11-Septembre, une « Quatrième Guerre mondiale » ?

Comme nous l'expliquons dans cette analyse, deux jours seulement après le 11-Septembre, le principal stratège du Pentagone était totalement indifférent vis-à-vis de la menace terroriste, souhaitant concentrer les efforts de l'armée et des renseignements américains sur la menace chinoise. Cette surprenante logique découlait des objectifs stratégiques de deux influents cercles de réflexion ayant inspiré les néoconservateurs. Comme nous allons le démontrer, le but central de ce puissant réseau ne fut aucunement la lutte contre le terrorisme, mais l'hégémonie globale des États-Unis et la volonté correspondante d'empêcher l'émergence de toute puissance rivale, au premier rang desquelles la Russie et la Chine. L'occasion pour nous de revenir sur le concept de « Quatrième Guerre mondiale », auquel adhèrent un certain nombre de spécialistes occidentaux, et qui nous semble crucial pour comprendre le militarisme structurel de Washington depuis septembre 2001. 

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