Comment le gouvernement Erdogan a soutenu Daech (ex-officier de l’antiterrorisme turc)

En décembre dernier, le Président Macron avait accusé Ankara de soutenir l'État Islamique. Vu le contexte de tensions entre la France et la Turquie, nous vous proposons notre traduction d'un important article. Rédigé par un vétéran turc de l'antiterrorisme, ce papier fut ignoré par la presse francophone lors de sa récente parution. Témoin direct du soutien d'Ankara en faveur de l'État Islamique, cet ex-officier nous en livre un exposé très complet, et nous explique pourquoi le territoire turc reste une importante base arrière pour cette organisation terroriste. Dans tous les cas, si la Turquie est loin d'être la seule responsable de la montée en puissance de Daech, cet article prouve clairement qu'elle a joué un rôle central dans ce fulgurant essor. 

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Au « Kurdistan » syrien, une pollution pétrolière massive couverte par Washington

Alors que l'Union européenne et les Nations Unies viennent de coprésider la quatrième conférence de Bruxelles sur l'« aide à apporter pour l'avenir de la Syrie et des pays de la région », un thème dérangeant n'a pas été abordé durant cet événement. En effet, dans le Nord-Est syrien administré par les Kurdes, la pollution engendrée par l'exploitation rudimentaire des ressources pétrolières locales menace des milliers de familles. En exclusivité pour nos abonnés, nous avons traduit une importante enquête sur cette problématique méconnue, qui montre que la volonté affichée par Trump de « sécuriser le pétrole » syrien se traduit par une destruction massive de l'environnement dans cette région. Révélations sur une face sombre de nos « vertueux » alliés kurdes et américains.       

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Omerta sur les liens entre Epstein et les services israéliens et américains

Récemment, Netflix et Investigation Discovery ont diffusé des documentaires sur le scandale Epstein. Problème : les liens entre cet homme et les services américains et israéliens, de même que les raisons de la protection judiciaire dont il a bénéficié à partir de 2007, n’ont pas été abordés dans ces deux programmes. En exclusivité pour nos abonnés, nous avons traduit un article qui nous permet de comprendre pourquoi. Édifiant.

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Les plans secrets de la Turquie pour envahir la Grèce et l’Arménie

À Deep-News.media, nous nous sommes fixés comme mission d'analyser des informations géopolitiques peu ou pas relayées par nos confrères francophones, mais d'une importance capitale. Parmi elles, la fuite accidentelle d'un plan secret de la Turquie visant à envahir la Grèce et l'Arménie n'a pas été reprise dans les pays francophones. Alors que le pouvoir turc est de plus en plus agressif dans l'Est méditerranéen, et que la France considère cette interventionnisme comme une menace majeure, il est d'intérêt public de relayer et d'analyser cette information. Décryptage.

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Retour sur l’assassinat de Qassem Soleimani

Il y a quelques jours, Téhéran a annoncé l'exécution prochaine d'un espion présumé de la CIA et du Mossad, dont les renseignements auraient permis la liquidation de Qassem Soleimani. Si cette information a été reprise dans la presse francophone, un article moins remarqué d'un média israélien nous offre des détails méconnus sur l'assassinat ciblé de Soleimani. À la demande de plusieurs lecteurs, et sachant que cet article confirme et complète nos différentes analyses sur ce dossier, en voici une traduction exclusive.

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La « guerre des semi-conducteurs » : un enjeux majeur du XXIème siècle

Il y a un mois, le cabinet Trump annonçait un sévère embargo contre Huawei et ses fournisseurs étrangers dans le domaine des semi-conducteurs. Cette décision n'était pas surprenante, car les stratèges de Washington considèrent que leur Droit national peut être extraterritorial si nécessaire. Or, un chercheur proche du Pentagone et du Renseignement américain vient de mettre en garde les États-Unis sur leur extrême vulnérabilité dans cette « guerre des semi-conducteurs ». Pour les raisons que nous allons vous détailler, la Chine pourrait même en sortir gagnante. Quelle que soit l'issue de ce conflit, il est clair que la compétition mondiale pour le contrôle de ces puces de haute technologie va s'intensifier, ce qui n'est pas nécessairement une bonne nouvelle. Découvrez pourquoi dans cette analyse.

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Le syndrome des « États défaillants », ou l’autodestruction de l’Occident

Alors que les États-Unis plongent dans le chaos suite à la mort de George Floyd, ces troubles civils sont un indicateur supplémentaire que ce pays est en déclin depuis un certain nombre d'années. Certes, Donald Trump a une part de responsabilité non négligeable dans cette situation. Pour autant, ses prédécesseurs ont organisé l'affaiblissement de leur pays depuis les années Clinton, si ce n'est depuis la présidence Reagan. Ainsi, nous allons étudier les différentes raisons qui montrent que la présidence Trump n'est pas la cause de ce long déclin, mais le symptôme d'un impérium américain qui s'est autodétruit après avoir cru en la fin de l'Histoire et en l'inexorabilité de son hégémonie globale. Nous en profiterons alors pour démontrer que les démocraties européennes sont loin d'être épargnées par un tel processus. Décryptage d'un brusque retour à la réalité.

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Le jour où Claude Goasguen confirma le soutien de l’État français pour al-Qaïda en Syrie

Alors qu'il se remettait du Covid-19, le député de Paris Claude Goasguen vient d'être emporté par une crise cardiaque. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Bien qu'en désaccord avec lui sur différentes questions – notamment au sujet du conflit israélo-palestinien –, nous tenons à lui rendre hommage. En effet, cet élu était connu pour son franc-parler et ses talents d'orateur. Fidèle à sa réputation, il confirma lors d'un débat sur LCP en juin 2015 que l'État français soutenait en sous-main les réseaux d'al-Qaïda en Syrie, prenant le risque d'exposer une opération clandestine si taboue et sensible qu'aucun média francophone n'ose enquêter sur ce dossier – comme peut en témoigner notre fondateur Maxime Chaix. L'occasion pour lui de vous révéler l'ampleur de l'auto-censure médiatique sur cette question épineuse, alors que des parlementaires courageux tels que Claude Goasguen ont tenté de sonner l'alarme sur ce scandale d'État depuis six longues années. 

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Guerre froide entre Pékin et Washington : la revanche posthume d’Andrew « Yoda » Marshall

Décédé en mars 2019, Andrew « Yoda » Marshall – qui fut notamment le protecteur de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld –, a été l'un des stratèges les plus influents du Pentagone pendant plus de quarante ans. Indifférent à la menace terroriste, il se rendit à son bureau le 12 septembre 2001, et surprit son équipe en lui demandant de chercher à comprendre ce que pensait la Chine. Par la suite, il s'était plaint de l'engagement des États-Unis dans la « guerre globale contre la terreur », soutenant qu'il fallait limiter la montée en puissance de la Chine par tous les moyens. En étudiant ses préconisations stratégiques, nous allons voir pourquoi la nouvelle guerre froide entre Pékin et Washington constitue sa revanche posthume, malgré les risques induits par cette rivalité. Décryptage.

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EXCLUSIF : Comment Londres a promu les « modérés » tout en soutenant le futur Daech

De récentes révélations prouvent que le gouvernement britannique a organisé plusieurs opérations de propagande pour attiser la guerre en Syrie, à la fois contre Bachar el-Assad et ses opposants djihadistes – y compris l'« État Islamique ». Si ces informations sont intéressantes, elles occultent le fait que le MI6 fut impliqué très précocement dans l'appui de la nébuleuse extrémiste qui finira par former Daech au printemps 2013. Voici donc une relecture critique de ces révélations, à l'aune des activités inavouables, mais documentées, des services spéciaux britanniques et de leurs alliés en Syrie à partir de l'automne 2011. 

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Succès et périls de l’interventionnisme turc en Libye et en Méditerranée

En exclusivité pour nos adhérents, nous avons traduit un excellent article qui analyse les récents succès de la Turquie et de ses alliés en Libye. Comme nous le verrons, la situation dans ce pays reste néanmoins bloquée, et l'activisme turc dans cette région amplifie la polarisation internationale. Par conséquent, la tension entre les deux blocs de puissances qui se disputent le contrôle de la Libye ne fait que s'accentuer. Afin d'y voir plus clair, l'auteur de cette analyse clarifie pertinemment les enjeux et les derniers développements de ce conflit. Décryptage.  

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Venezuela : « baie des Cochons 2.0 » ou nouvel échec de l’équipe de Juan Guaidó ?

Vu la retentissante débâcle d'un groupe de mercenaires anti-Maduro, il serait tentant de comparer ce fiasco à celui de la CIA lors de l'invasion de la baie des cochons à Cuba, en 1961. Or, à mesure qu'émergent les détails de cette opération, il semblerait plutôt qu'il s'agisse d'un nouvel échec de l'équipe de Juan Guaidó, et/ou d'une société militaire privée américaine nommée Silvercorp USA. Si la volonté de renverser Maduro au sein de l'administration Trump n'est pas un mystère – notamment du fait de sa guerre économique féroce contre la population vénézuélienne –, il semble peu probable qu'elle soit à l'origine de cette calamiteuse opération. Décryptage. 

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Impact de la pandémie pour l’Empire du Milieu : les craintes du Renseignement chinois

Le 21 avril dernier, nous expliquions pourquoi la Chine pourrait être affaiblie par cette crise, notamment en termes de stabilité intérieure, d’influence globale et de prospérité économique. Des révélations récentes indiquent que le Ministère chinois de la Sécurité d'État partage ces craintes, et envisage même le scénario d'un conflit armé avec les États-Unis. En parallèle, un nombre croissant de sources issues des milieux du Renseignement anglo-saxon tentent de contrer les accusations du cabinet Trump, qui affirme sans exposer de preuves que ce virus aurait bel et bien fuité d'un labo de Wuhan. Comme nous le verrons, ces sources craignent une brusque montée des tensions entre Pékin et Washington, et utilisent donc la presse pour essayer de calmer le jeu. Bataille de l'information, possible relance de la guerre commerciale, tensions croissantes en mer de Chine méridionale... Décryptage d'une situation explosive.

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Utilité du confinement massif : ces experts qui doutent

Un récent rapport de l’École des Hautes Études de la Santé Publique a proclamé qu'en France, le confinement massif de la population aurait épargné 60 000 vies. Sans surprise, le Premier Ministre Édouard Philippe l'a cité comme étant la preuve de l'utilité d'une politique qui, sur le long terme, pourrait avoir des effets sociaux, sanitaires, économiques et sécuritaires littéralement catastrophiques. En parallèle, les médias qui s'érigent en pourfendeurs des « infox » ont repris cette étude sans aucune distance, contradiction ou nuance. Or, comme nous allons le constater, plusieurs experts remettent en cause les conclusions de ce rapport, estimant qu'il cautionne un confinement qui – à défaut d'avoir été ciblé et proportionné –, aura des conséquences bien plus graves que le Covid-19. Décryptage.  

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Malgré le « cessez-le-feu » saoudien, la situation au Yémen se dégrade

Comme nous allons l'expliquer dans cet article, la situation sécuritaire et humanitaire au Yémen est en train de se dégrader, à la fois pour des raisons militaires, diplomatiques et naturelles. Après cinq années d'un conflit désastreux, le calvaire que subissent les Yéménites ne semble pas trouver de conclusion. À terme, ce pays pourrait même se disloquer, vu la position dominante des Houthis pro-iraniens, et les divergences entre les Saoudiens et leurs alliés émiratis. Hélas, les destructions infligées au Yémen feront durablement souffrir sa population – y compris si les hostilités s'arrêtent. De quoi réfléchir sur le bienfondé de notre cobelligérance inavouable dans cette guerre dévastatrice.  

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Le Renseignement américain s’oppose à l’équipe Trump sur les origines du coronavirus

Hier, Donald Trump a déclaré avoir consulté des « preuves » d'une fuite du coronavirus depuis un labo de Wuhan, mais sans les détailler, et en contredisant ses propres services. En effet, quelques heures plus tôt, la communauté américaine du Renseignement confirmait enquêter sur cette hypothèse, mais n'avoir pas encore trouvé d'éléments probants pour la démontrer. Le même jour, le New York Times affirma que les services secrets américains subissaient des pressions de la part du cabinet Trump pour qu'ils relient ce virus aux labos de Wuhan. Alors que la relation Pékin/Washington ne cesse de se dégrader, nous allons vous expliquer comment et pourquoi le Renseignement américain s'oppose à l'administration Trump sur la question des origines du coronavirus. Décryptage.  

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La proposition de loi qui pourrait sauver Julian Assange

L'on peut apprécier ou détester Julian Assange. Dans tous les cas, le traitement qui lui est imposé montre que Washington ne tolère plus les fuites de secrets d'État compromettants. À travers les menaces d'extradition qui pèsent sur lui, ce sont à la fois les lanceurs d'alerte et les journalistes qui sont intimidés. Or, les médias grand public occidentaux ont longtemps considéré que les révélations du réseau Wikileaks étaient d'utilité publique, avant d'abandonner son fondateur en ignorant que les persécutions qu'il subit constituent une menace explicite contre la liberté de la presse. Dans ce contexte, deux parlementaires américains ont introduit devant le Congrès un projet de réforme qui, s'il était adopté, pourrait empêcher l'extradition de Julian Assange et lui garantir une protection juridique dont bénéficierait l'ensemble des journalistes. Décryptage. 

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Pandémie : la Chine va-t-elle en sortir renforcée ou affaiblie ?

À mesure que le confinement global perdure, les esprits s'échauffent au sein des chancelleries et des opinions publiques occidentales, qui exigent de connaître les circonstances précises du départ de cette pandémie. Depuis plusieurs semaines, l'on peut donc observer ce que nos confrères du Temps ont appelé une « guerre des scénarios », la Chine et les États-Unis s'accusant mutuellement d'être à l'origine de ce virus – mais sans avoir pu prouver leurs allégations jusqu'à présent. Quelle que soit la réponse à cette question, l'Empire du Milieu pourrait être affaibli par cette crise, notamment en termes de stabilité intérieure, d'influence globale et de prospérité économique. Nous citerons toutefois des spécialistes qui estiment le contraire, dans un souci d'équilibrer notre analyse et de clarifier des enjeux particulièrement complexes et importants. Décryptage. 

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Une menace mondiale ignorée : la prolifération incontrôlable des guerres de l’ombre

La pandémie de Covid-19 ne dissuade pas la Turquie et les Émirats Arabes Unis de poursuivre leurs propres guerres de l'ombre, comme on peut l'observer en Libye. Dans un récent article sur ce conflit qui oppose Abou Dhabi et Ankara, un expert s'inquiète de la prolifération des guerres par procuration entre les puissances émergentes, qui ont recours à des frappes de drones non revendiquées, à des milliers de mercenaires et à de vastes campagnes de désinformation. Il dénonce donc un « nouveau désordre mondial », tout en reconnaissant le rôle clé des États-Unis dans la banalisation des assassinats ciblés et des opérations de déstabilisation ou de changement de régime depuis la guerre froide. Décryptage d'un violent retour de bâton pour les puissances occidentales.

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Économie mondiale : les données et prévisions apocalyptiques de la Brookings Institution

Crée en 2010 par la Brookings Institution, le Tracking Indexes for the Global Economic Recovery (TIGER) est un outil qui permet de comparer les indicateurs de l'activité réelle, des marchés financiers et de la confiance des investisseurs dans l'économie. Publiés il y a quelques heures, ses derniers chiffres sont apocalyptiques, en particulier ceux qui concernent les États-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Or, depuis l'annonce de mesures de relance monétaire « sans limite » par la Fed le 23 mars dernier, les marchés européens et américains ont connu d'importantes hausses, malgré le déclin vertigineux de notre économie réelle. Comme nous l'indiquent les chiffres et les prévisions de la Brookings, le retour à la réalité pourrait être brutal pour tout le monde. Décryptage. 

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Les omissions de Biden sur le soutien turc et pétromonarchique pour Daech et al-Qaïda

C'est désormais officiel : Joe Biden sera le prochain candidat démocrate contre Donald Trump. L'occasion pour nous de revenir sur un épisode important de sa vice-présidence, lorsqu'il déclencha la fureur de ses alliés turcs et pétromonarchiques en confirmant qu'ils avaient soutenu Daech et al-Qaïda en Syrie. Durant cette intervention à Harvard, en octobre 2014, il omit toutefois de rappeler le rôle des services spéciaux occidentaux dans cette désastreuse guerre de changement de régime. Nous allons donc revenir en détail sur ces déclarations de Biden. En effet, si elles l'ont conduit à s'excuser auprès des pays concernés, elles furent alors décrites comme des vérités par de nombreux experts et journalistes américains, qui refoulèrent eux aussi le rôle central de la CIA et de ses alliés occidentaux dans cette catastrophique opération. 

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Les vraies raisons du cessez-le-feu de la coalition saoudo-émiratie au Yémen

Enlisée au Yémen, l'Arabie saoudite vient de déclarer un cessez-le-feu unilatéral dans ce pays, officiellement de crainte qu'il soit touché par le SARS-CoV-2. Or, depuis cinq ans, son offensive a directement encouragé l'essor du choléra et d'autres maladies infectieuses – ce qui a massivement affecté la population locale, et en particulier des enfants. Ainsi, comme nous allons le constater, un certain nombre d'experts ne cachent pas leur scepticisme face à cette soudaine préoccupation de la coalition saoudo-émiratie pour le bien-être d'un peuple qu'elle assiège, assoiffe et affame depuis 2015 – avec le discret soutien des puissances occidentales. Décryptage des vraies raisons de ce cessez-le-feu.

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Guerre des prix du pétrole : MBS, l’« idiot utile » de Poutine ?

Comme nous vous l'avions annoncé dès le 9 mars dernier, l'industrie du pétrole de schiste aux États-Unis allait être durement frappée par la guerre des prix de l'or noir, dans un contexte d'effondrement de la demande mondiale. Or, il s'avère que la première grande entreprise de ce secteur vient de faire faillite aux États-Unis. Selon différents experts, et d'après nos propres sources, cette industrie est menacée par une avalanche de banqueroutes. En d'autres termes, la guerre des prix lancée par Mohammed ben Salmane frappe directement les firmes énergétiques américaines, qui ont besoin d'un baril à 60 dollars pour survivre. Face à cette folle décision de MBS, nous allons expliquer pourquoi la Russie est la mieux à même de bénéficier de cette guerre des prix. 

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Il y a 5 ans, les « rebelles modérés » de la CIA aidaient al-Qaïda à s’implanter à Idleb

En 2013, les États-Unis annoncèrent la vente de 14 000 missiles antichar TOW à l'Arabie saoudite. À partir du printemps 2014, ces armes furent de plus en plus largement distribuées à la rébellion anti-Assad par la CIA, les services saoudiens et leurs partenaires turcs et qataris. Or, ces missiles aidèrent al-Qaïda à s'emparer d'Idleb il y a tout juste 5 ans, et à s'y implanter durablement. En effet, les « rebelles modérés » de la CIA qui recevaient ces armes étaient alliés à la nébuleuse djihadiste locale. Au final, cette guerre secrète de la CIA et de ses complices renforça le « virus » du djihad anti-Assad, contraignant le peuple syrien à choisir entre Bachar et la charia. Comme nous allons le constater, ces missiles « made in USA » jouèrent un rôle clé dans cette opération. Retour sur l'un des aspects les plus controversés de la présidence Obama, qui fut à nouveau ignoré par la presse occidentale à l'occasion des 9 ans du conflit syrien. 

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Guerre du pétrole : l’« arme fatale » de Washington contre les Saoud et l’OPEP

Depuis les négociations sur le traité nucléaire iranien, la relation stratégique entre Washington et Riyad fut régulièrement mise à mal. On a notamment pu l'observer depuis l'affaire Khashoggi, et on le perçoit de nouveau suite à la « guerre du pétrole » lancée par les Saoud début mars. Alors que Donald Trump s'est d'abord satisfait de la baisse des prix à la pompe – qui ne profitera pas aux consommateurs vu le confinement actuel –, cette « guerre du pétrole » est surtout une grave menace pour l'industrie énergétique américaine. Il ne serait donc pas étonnant que le Président américain brandisse à nouveau l'« arme fatale » de Washington contre l'Arabie et l'OPEP, que nous allons vous détailler dans cet article.  

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Crise du Covid-19 : à l’étranger, le cabinet Trump fragilise tant ses rivaux que ses alliés

Aujourd'hui, le chercheur Max Abrahms nous a transmis un intéressant article de l'AFP, dans lequel il fut interrogé sur la politique étrangère américaine. Selon lui, l'administration Trump ferait mieux d'être moins agressive sur la scène internationale, et de se recentrer sur la lutte contre le Covid-19 à l'intérieur de ses frontières. Or, comme nous allons le constater, Washington multiplie les actes hostiles contre l'Iran, le Venezuela, l'Irak ou la Chine – et même contre ses alliés européens (travel ban, scandale CureVac...). En clair, alors que cette pandémie déstabilise le monde entier, le cabinet Trump opte pour l'escalade des tensions au pire des moments, à l'instar de son allié saoudien avec sa guerre des prix du pétrole. Décryptage des dangers de l'unilatéralisme en période de crise.

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Pourquoi 1 700 milliards de dollars de relance n’empêcheront pas un cataclysme économique

Face à l'impact global de la crise du Covid-19, la plupart des spécialistes craignent une violente récession. Dans l'urgence, les banques centrales tentent de regonfler les bulles boursières via des programmes de rachats d'obligations et de baisse des taux d'intérêt, ce qui montre que rien n'a été fondamentalement réglé depuis le krach de 2008. En parallèle, les puissances mondiales annoncent des plans de soutien de l'économie à hauteur de 1 700 milliards de dollars. Or, des centaines de millions de consommateurs/travailleurs sont confinés chez eux pour une durée indéterminée. Il est donc clair que ces mesures économiques auront des effets limités, et que nos dirigeants devront rapidement faire un choix cornélien : une dépression économique dévastatrice, ou le retour au travail de leurs administrés en dépit des risques sanitaires. Décryptage d'une crise sans précédent. 

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Les sanctions de Trump contre l’Iran : des conséquences gravissimes pour la santé publique

Actuellement, la population iranienne est durement frappée par le Covid-19. Dans un tel contexte, l'administration Trump a jugé opportun le fait d'adopter de nouvelles sanctions contre ce pays, dans une volonté obsessionnelle de le déstabiliser davantage. Hélas, le peuple iranien est pris en étau entre un pouvoir souvent décrit comme corrompu et incompétent, et un gouvernement américain qui ne s'impose aucune limite pour l'affaiblir. La crise du Covid-19 n'étant pas résolue, il est impossible d'en mesurer l'impact. En revanche, afin d'illustrer à quel point les sanctions américaines contre l'Iran ont fragilisé son système de santé, nous allons revenir en détail sur l'impact démesuré du H1N1 dans ce pays à l'automne dernier. Chronique d'une guerre économique totale, qui s'inscrit dans une longue et funeste série. 

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MBS, le prince du chaos

En 1517, Nicolas Machiavel écrivit qu'il est « très sage de simuler un temps la folie ». Quatre siècles et demi plus tard, Richard Nixon mena une politique étrangère basée sur ce principe, qui visait à faire croire à ses ennemis qu'il était instable et irrationnel afin de leur imposer ses décisions. Cette tactique, que l'on retrouve tant chez Donald Trump que chez Vladimir Poutine, fut appelée la « théorie du fou ». En ayant lancé une guerre des prix du pétrole incroyablement déstabilisante – y compris pour elle-même –, l'Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane semble avoir recours à cette ruse afin d'imposer ses conditions à la Russie. Pourtant, les principales décisions de MBS depuis 2015 nous indiquent non pas une « théorie » mais une « pratique du fou », caractérisée par une absence totale de limites – ce que nous allons démontrer à travers dix exemples éloquents. Or, nous constaterons que ses récentes décisions sur les prix du pétrole et la purge d'importants princes saoudiens pourraient lui être fatales. Décryptage. 

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EXCLUSIF : Les « ex- » al-Qaïda remercient la Turquie pour son appui militaire à Idleb

En exclusivité pour nos lecteurs, nous démontrons qu'au lendemain de la rencontre entre Poutine et Erdogan, Hay'at Tahrir al-Sham (HTS) a remercié la Turquie pour son soutien militaire à Idleb. Ayant officiellement rompu ses liens avec al-Qaïda, HTS regroupe des milliers de combattants issus de cette nébuleuse, et tant les États-Unis que l'ONU estiment qu'elle est toujours liée au réseau fondé par Ben Laden. Bien qu'étant listée comme organisation terroriste par la Turquie depuis août 2018, HTS est un allié majeur d'Ankara à Idleb. De ce fait, ses remerciements aux autorités turques ne font que confirmer ce que nous écrivons dans nos colonnes depuis plusieurs semaines : un pays de l'OTAN s'est ouvertement ligué avec le principal réseau djihadiste en Syrie, et aucune chancellerie occidentale ne s'en émeut outre mesure.   

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Les États-Unis piégés dans la guerre pétrolière entre l’OPEP et la Russie

Alors que les marchés mondiaux s'effondrent sous les effets conjugués de la crise du Covid-19 et de la guerre énergétique au sein de l'OPEP+, l'industrie américaine du pétrole de schiste pourrait ne pas survivre à une baisse durable des prix du baril. Or, malgré leurs rivalités actuelles, la Russie et l'Arabie saoudite gardent comme intérêt commun de contrer le pétrole de schiste américain. Par conséquent, Riyad emploie la manière forte pour ramener Moscou à la table des négociations, mais ces deux puissances maintiennent des pourparlers en vue d'un éventuel accord. Dans tous les cas, cette guerre pétrolière constitue d'ores et déjà un revers majeur pour l'administration Trump. En effet, la Russie a lancé cette offensive vendredi dernier pour combattre le pétrole de schiste américain, et pour riposter face aux nouvelles sanctions de Washington contre Rosneft. Décryptage d'un séisme énergétique global, et de ses potentielles conséquences pour l'ordre mondial. 

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Les États-Unis en Afghanistan (partie 3) : deux trillions de dollars pour une guerre sans fin

Afin de conclure notre série d'articles sur le bilan de l'interventionnisme américain en Afghanistan, nous allons revenir sur le coût financier colossal de cette guerre à l'aune de ses piètres résultats. Corruption généralisée, pauvreté massive, narco-économie florissante, autoritarisme du gouvernement central, fragilité de l'armée locale, emprise inquiétante des Taliban sur la majeure partie du pays... Alors que ces derniers ont repris les combats contre les autorités de Kaboul – deux jours seulement après l'annonce de l'« accord de paix historique » noué avec Washington –, il est clair que ce deal ne pourra se concrétiser. En effet, les Taliban continueront de combattre le gouvernement local, qu'ils ont exclu de ces négociations. Chronique d'une coûteuse guerre sans fin, en dollars comme en vies humaines.

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Les États-Unis en Afghanistan (partie 2) : plus de 300 000 morts civils en « AfPak » depuis 2001

Après avoir expliqué le rôle central de la CIA dans la création de la future Qaïda, et le soutien des États-Unis en faveur des Taliban jusqu'à l'été 2001, nous poursuivons notre série d'articles sur le bilan catastrophique de Washington en Afghanistan. Dans cette analyse, nous montrerons que les pertes civiles de la campagne afghane lancée par Bush en octobre 2001 sont nettement plus importantes qu'annoncé – d'autant plus que le Pakistan est aussi, depuis 2004, une zone de conflit entre les États-Unis et les islamistes. En réalité, si l'on prend en compte les morts indirectes, le nombre de victimes civiles de cette guerre en « AfPak » pourrait être quatre fois supérieur aux chiffres avancés dans les médias occidentaux – selon les estimations les plus prudentes. Révélations. 

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Les États-Unis en Afghanistan (partie 1) : création d’al-Qaïda dans les années 1980 et soutien des Taliban jusqu’à l’été 2001

Alors qu'un « accord historique » entre Washington et les Taliban vient d'être annoncé, n'oublions pas que la campagne afghane des États-Unis à la suite du 11-Septembre fut la conséquence tardive du soutien de la CIA et de ses alliés saoudiens et pakistanais en faveur de la nébuleuse djihadiste antisoviétique – une politique désastreuse dont les Afghans continuent de payer le prix. L'occasion pour nous de revenir sur l'impact des ingérences américaines en Afghanistan depuis la fin des années 1970. Voici donc la première partie de notre série d'articles sur le sombre bilan de l'interventionnisme américain dans ce pays. Cette première analyse exposera le rôle central de la CIA dans l'émergence de la future Qaïda et – ce qui est moins connu –, le soutien de Washington en faveur des Taliban jusqu'à l'été 2001.

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Les liaisons dangereuses d’Israël avec l’islamisme

Il y a quelques jours, l'ancien ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman a révélé que le chef du Mossad et un haut gradé de Tsahal avaient été envoyés par Benjamin Netanyahou au Qatar, et ce dans l'objectif de convaincre cet émirat de poursuivre le financement du Hamas. L'occasion pour nous de revenir sur le rôle central d'Israël dans la création de cette organisation à la fin des années 1970 – une politique imprudente qui a fait souffrir à la fois les Israéliens et les Palestiniens, ce « Frankenstein » islamiste s'étant révélé incontrôlable et dangereux. Comme nous le verrons, ce tragique retour de bâton n'a pas dissuadé le gouvernement Netanyahou de soutenir à différents niveaux la nébuleuse djihadiste anti-Assad, malgré les risques induits par cette politique d'apprentis sorciers. Décryptage. 

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EXCLUSIF : La discrète guerre de terreur de la CIA en Afghanistan

En Afghanistan, la CIA soutient discrètement des services secrets intérieurs dont les méthodes brutales nous rappellent les sombres années du KhAD, lorsque les renseignements afghans étaient appuyés par le KGB et qu'ils commettaient des crimes de masse contre la population locale. En clair, selon plusieurs sources bien informées, l'Agence soutient dans ce pays une politique de terreur visant les civils et les opposants, et pas seulement ses anciens alliés islamistes antisoviétiques. Chronique d'un conflit sans fin, aujourd'hui aggravé par une nouvelle guerre invisible de la CIA contre la population afghane, qui nous rappelle le controversé programme Phoenix mené par l'Agence dans le Sud Viêt-Nam des années 1960-70. 

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EXCLUSIF : À Idleb, Washington aide la Turquie à soutenir al-Qaïda et ses alliés

L'une des principales caractéristiques de la politique étrangère américaine est la perpétuelle contradiction. En effet, depuis août dernier, les États-Unis ont mené des frappes de drones contre certains cadres d'al-Qaïda à Idleb. Or, dans cette même région, ils aident depuis mai dernier la Turquie à soutenir cette nébuleuse islamiste, autorisant Ankara à équiper ses supplétifs djihadistes avec des missiles antichar TOW « made in USA » – ce qui appuie l'effort de guerre de l'ex-Front al-Nosra. Décryptage d'une politique étrangère qui donne le tournis, et qui menace la sécurité des pays européens en soutenant nos ennemis islamistes. 

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EXCLUSIF : Le soutien diplomatique occulté de Paris et de Washington en faveur de Jaysh al-Islam

Le 29 janvier dernier, l'Office de lutte contre les crimes contre l'humanité, la Section de recherches de Marseille et le GIGN ont interpellé Majdi Nema. Surnommé « Islam Alloush », cet homme est l'ancien porte-parole d'un groupe djihadiste ayant joué un rôle central dans les tentatives de renversement de Bachar el-Assad. Problème : cette faction islamiste a bénéficié d'un soutien diplomatique de la part de l'État français, qui s'est refusé à le classer comme groupe terroriste et qui a favorisé son rôle central dans les négociations avec l'État syrien à partir de l'hiver 2015. Comme nous allons le démontrer, le soutien diplomatique de l'administration Obama en faveur de cette milice extrémiste est également avéré, ce qui pose de sérieuses questions sur les politiques clandestines anti-Assad de Washington, Paris et leurs alliés. 

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