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Biden et Clinton, le « yin et le yang » sous la présidence Obama

Depuis l’apparente victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle, nous avons prédit qu’il se montrerait moins belliciste qu’Hillary Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’État. Cette prospective n’est pas un parti pris en faveur de Biden. En effet, le militarisme des États-Unis est un phénomène structurel et bipartisan, et nous n’avons aucune illusion sur les dangers d’une présidence démocrate – notamment du fait de son tropisme anti-russe et des personnalités interventionnistes nommées par le futur locataire de la Maison-Blanche. En réalité, notre prospective se base essentiellement sur les positions de Biden durant les huit années de la présidence Obama, et en particulier sur son opposition constante au militarisme forcené d’Hillary Clinton lorsqu’elle dirigeait le Département d’État. Pour l’illustrer, nous avons traduit intégralement un article d’octobre 2015, qui montre avec de nombreux exemples comment Biden tentait de modérer Obama dans ses décisions de politique étrangère, tandis que Clinton défendait systématiquement les options les plus maximalistes. Publié par un prestigieux média américain, cet article décrivit même Biden et Clinton comme le « yin et le yang » de cette administration. Une plongée vers le passé qui pourrait nous éclairer sur l’avenir, à condition que Biden puisse se maintenir dans le Bureau Ovale au vu de son grand âge – ce qui est une autre question. 

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En Afghanistan, le déchaînement des escadrons de la mort soutenus par la CIA

En février dernier, nous alertions nos lecteurs sur la guerre de terreur des forces paramilitaires afghanes soutenues par la CIA, dont les milices des services secrets locaux. N’ayant pas été repris par la presse francophone, un récent article d’une revue américaine nous indique que ces atrocités s’intensifient alors que les États-Unis retirent leurs soldats de ce pays. Comme nous allons le constater, des civils sont assassinés sans raison par des escadrons de la mort, qui anticipent le départ des troupes américaines en multipliant leurs actes de terreur pour renforcer leur emprise sur la société afghane. Dans un contexte sécuritaire très dégradé, et sachant que les Taliban pourraient reprendre le pouvoir, tout indique que les Afghans resteront pris en étau entre des fanatiques islamistes et un gouvernement local prêt à tout pour se maintenir, y compris à terroriser sa propre population. Chronique d’une « guerre sans fin », qui se poursuivra malgré le départ progressif des troupes américaines de ce pays.

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Pourquoi il faut déclassifier les archives sur la désastreuse campagne syrienne de la CIA

Bien que nous produisions la majorité de nos analyses, nous traduisons des articles de la presse étrangère lorsqu’ils n’ont pas été repris par les médias francophones, mais qu’ils nous semblent être d’utilité publique. C’est le cas de cette percutante tribune, qui explique pourquoi Trump aurait intérêt à déclassifier les archives sur la vaste guerre secrète que la CIA a coordonnée jusqu’en 2017 afin de renverser Bachar el-Assad. Contrairement à l’auteur de ce texte, nous ne pensons pas que Biden relancerait cette guerre de changement de régime ; nous estimons plutôt qu’il poursuivrait la stratégie de Trump, qui vise à pérenniser une présence militaire réduite dans le Nord-Est syrien tout en maintenant de sévères sanctions pour déstabiliser le gouvernement local. Malgré ce désaccord, son analyse expose des arguments convaincants en faveur d’une déclassification de ces lourds secrets d’État, en plus de relayer des informations cruciales sur la guerre en Syrie – mais généralement ignorées dans les pays francophones.

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L’« alliance secrète » entre al-Qaïda et l’Iran : une théorie contestable

Le 13 novembre, le New York Times affirmait qu’en août dernier, les services spéciaux israéliens avaient liquidé le « numéro 2 » d’al-Qaïda en Iran, et ce pour le compte de Washington. Or, le silence initial des autorités américaines sur cet assassinat et le timing de sa divulgation nous alertent. En effet, des sanctions encore plus dures que les actuelles vont être imposées à l’Iran par le cabinet Trump, qui dénonce depuis 2017 une soi-disant « alliance secrète » entre al-Qaïda et Téhéran. Si une attaque américano-israélienne contre l’Iran nous semble improbable, il est clair que Trump souhaite empêcher une éventuelle administration Biden de revenir à l’accord nucléaire de 2015. Dès lors, nous allons replacer cet article du Times dans le contexte de la longue infoguerre des faucons de Washington et de leurs alliés qui, depuis plus de quinze ans, accusent Téhéran de soutenir al-Qaïda en invoquant des preuves contestables. Décryptage.   

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EXCLUSIF : En 2013, les services secrets occidentaux ont soutenu la milice d’Abdelhamid Abaaoud

Perpétrés par le malnommé « État Islamique » il y a cinq ans, les attentats du 13 novembre 2015 ont endeuillé la France et provoqué un choc planétaire. Or, nous allons documenter comment Londres et Washington ont soutenu la nébuleuse Daech au moins jusqu’à l’automne 2013, et notamment la milice où combattait Abdelhamid Abaaoud – le futur cerveau des attentats du 13-Novembre. Nous en profiterons pour exposer une opération sensible des services français en faveur de cette même nébuleuse, ce qui pose de graves questions sur la politique étrangère de la France en Syrie. Afin de contextualiser les attentats du 13-Novembre, nous expliquerons également pourquoi le Pentagone et ses alliés ménageaient l’« État Islamique » sur le territoire syrien lorsque ces massacres furent perpétrés dans la capitale française. En clair, nous allons documenter le fait que Washington a longtemps considéré Daech comme un moyen de pression pour forcer Bachar el-Assad à quitter le pouvoir. Plongée dans les eaux troubles de la politique étrangère occidentale.

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