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L’accord entre Israël, Bahreïn et les Émirats : un traité de paix qui sèmera la guerre

Signé le 15 septembre dernier, l’accord de paix entre les Émirats, Bahreïn et Israël est décrit comme un triomphe de Donald Trump sur la scène internationale. Première limite à ce raisonnement : ce traité découle surtout de l’habile diplomatie clandestine de Yossi Cohen, le directeur du Mossad. Essentiellement, cet accord risque d’encourager des politiques nocives dans cette région et au-delà : absence de solutions viables pour les Palestiniens, expansion des ventes d’armes dans cette région, et intensification des hostilités contre un axe pro-turc lui-même très agressif au Moyen-Orient et au-delà. Dans ce contexte, découvrez pourquoi cet accord de paix risque d’intensifier les guerres actuelles et d’en préparer de nouvelles – malgré des aspects positifs que nous ne manquerons pas de souligner.

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Pourquoi la stratégie libanaise de l’Élysée nous semble vouée à l’échec

Après la publication de notre article défendant Georges Malbrunot, plusieurs lecteurs nous ont répondu que ce journaliste aurait torpillé la stratégie française au Liban, en exposant les détails du dialogue de Macron avec un haut responsable du Hezbollah. Nous estimons au contraire qu’un éventuel échec des initiatives françaises au Pays du Cèdre ne serait pas dû à un ou deux articles de presse. En effet, comme nous allons le détailler, les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite ne sont pas dans une logique de conciliation mais d’affrontement avec le Hezbollah, ce qui induit la déstabilisation du Liban. Dès lors, il nous paraît incertain que l’activisme de l’Élysée puisse aboutir positivement. Décryptage.   

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Sanctions contre la CPI : pourquoi les États-Unis sabordent à nouveau leur influence

Le 2 septembre, sur la base d’un ordre exécutif signé en juin dernier, Donald Trump a imposé des sanctions illégales à la procureure de la Cour Pénale Internationale et à un autre responsable de cette institution. Comme nous allons le constater, cette initiative a des implications qui dépassent la seule question de la souveraineté des États-Unis, et de l’impunité de leurs responsables face à la Justice pénale internationale. En réalité, cette décision est une nouvelle escalade dans l’imposition de l’extraterritorialité du Droit américain, en ce qu’elle frappe une juridiction à vocation universelle considérée comme légitime par de nombreux pays et organisations. Or, nous allons expliquer pourquoi le sabordage du multilatéralisme depuis la présidence W. Bush pourrait être défavorable à Washington sur le long terme. 

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Bilal Abdul Kareem enlevé par les djihadistes qu’il soutient depuis des années

Il y a quelques jours, le controversé Bilal Abdul Kareem a été enlevé à Idleb par des djihadistes d’HTS, l’« ex- » branche d’al-Qaïda qui domine cette province du Nord-Ouest syrien. Ayant accusé cette organisation de pratiquer la torture, il se retrouve en détention arbitraire dans ses geôles et personne n’a de ses nouvelles depuis son enlèvement. Cette arrestation est pour le moins ironique car, depuis des années, ce célèbre activiste new-yorkais a vigoureusement défendu les réseaux d’al-Qaïda en Syrie. Alors que Reporters Sans Frontières exige sa libération, il est également défendu par une ONG controversée, dont l’un des membres a soutenu le futur Daech avec l’assentiment des services britanniques. Décryptage. 

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MBS a-t-il vraiment encouragé l’intervention russe en Syrie ?

Récemment, la plainte du docteur Saad al-Jabri contre le prince héritier Mohammed ben Salmane a été rendue publique. Ancien numéro 2 du contre-terrorisme saoudien, et proche allié des services secrets américains, al-Jabri s’est exilé au Canada en 2017. Depuis, il a déposé plainte contre MBS. En effet, ce dernier aurait envoyé une équipe de tueurs pour le liquider dans son pays d’accueil. Ainsi, le Guardian vient de publier de nouveaux éléments sur le dossier al-Jabri et les motifs de sa disgrâce. Or, comme nous allons l’expliquer, l’argumentaire de cet article nous paraît discutable. Dans tous les cas, il confirme l’hostilité mutuelle entre la CIA et le prince héritier saoudien, dont le tropisme pro-russe et le caractère incontrôlable gênent une part croissante de l’establishment à Washington. Chronique d’une féroce lutte d’influence. 

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