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Pourquoi la « cancel culture » en politique étrangère conduit à des désastres

Actuellement, la « cancel culture » amène un nombre croissant d’individus à exiger le déboulonnage des statues associées à la colonisation, la démission de personnalités jugées indignes, ou la censure d’oeuvres perçues comme racistes. Or, une autre forme de « cancel culture » consiste à exclure du débat public les observateurs ayant des idées que l’on juge inacceptables – même si elles ne sont pas répréhensibles. Ainsi, les détracteurs de l’interventionnisme occidental sont souvent perçus comme des hérétiques, qui soutiendraient les dictatures attaquées, déstabilisées ou sanctionnées par nos dirigeants. Cette fausse perception justifierait donc leur exclusion du débat public. C’est oublier bien vite que les premières victimes de cet interventionnisme sont les peuples, et que les guerres sans fin qui en résultent démontrent que ces voix dissidentes avaient raison. Comme nous allons le défendre dans cet édito, il serait temps de leur donner davantage la parole dans les médias, au lieu de chercher à les censurer et à détruire injustement leurs réputations. 

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Le consensus pro-guerre à Washington et l’impossible fin des « guerres sans fin »

Récemment, le New York Times a désigné la source des rançons suspectées d’avoir été transmises par les services russes aux Taliban, potentiellement dans le but de tuer des soldats américains. Le jour-même, d’influents Démocrates au sein du Congrès se liguèrent avec des faucons républicains, dont la fille de Dick Cheney, afin de prolonger la présence militaire américaine en Afghanistan. Dans la foulée, nous apprenions que des centaines d’anciens membres de l’administration de George W. Bush en appelaient à voter Biden, à l’instar de nombreuses ex-figures de l’armée et des renseignements – et surtout de l’ultra-belliciste John Bolton. Bien que Trump soit loin d’être irréprochable, l’on sent monter la pression du parti pro-guerre aux États-Unis avant la prochaine présidentielle, ce qui confirme l’impossibilité de mettre un terme aux « guerres sans fin » de Washington. Décryptage.

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« Nous sommes en [guère] » : guère d’anticipation, de masques, de gel, de blouses (etc.)

Oubliant qu’ils ont minimisé la gravité de cette pandémie jusqu’à la mi-mars, le gouvernement et le chef de l’État multiplient les sorties calamiteuses dans les médias. « Nous sommes en guerre », clamait Emmanuel Macron le 16 mars. En même temps, il avait décidé la veille de maintenir le premier tour des élections municipales quelques heures avant d’annoncer la fermeture des commerces « non essentiels », celle des écoles étant déjà prévue depuis quatre jours. Injonctions paradoxales, improvisation, mensonges d’État. Au final, il s’avère que « nous sommes en [guère] » – guère de tests, de masques FFP2, de gel hydro-alcoolique et d’autres moyens de limiter la propagation de cette pandémie. Rendu plus difficile à supporter par cet état de « guère » qui nous empêche d’en sortir, ce confinement et la communication de nos gouvernants auront des conséquences désastreuses en termes de santé publique, de prospérité économie et de paix civile – sans parler de nos libertés publiques et de notre sécurité nationale. Cette catastrophe est d’ailleurs ce à quoi nos dirigeants nous préparent, pour qui sait lire entre les lignes. Décryptage d’un naufrage.

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Stocks d’armes, mais pénurie de masques : il faut repenser notre sécurité nationale

Le 1er avril dernier, l’État publiait l’attribution de marché pour les 25 millions de cartouches de fusils d’assaut destinées à nos forces de l’ordre, et dont l’appel d’offre avait été diffusé en mai dernier. Le lendemain, un représentant syndical des douanes nous informait que l’État n’avait importé ni masques, ni respirateurs artificiels entre décembre et début mars. Face à la gestion catastrophique de cette pandémie par nos autorités, l’on pourrait en déduire qu’elles sont incapables d’anticiper les menaces. Or, nous allons voir qu’elles ont prévu le pire dans le domaine du maintien de l’ordre et de la lutte contre la criminalité, tout en refoulant le risque pandémique et la nécessité de s’y préparer. Stockant les armes mais pas les masques, augmentant les budgets de la sécurité intérieure mais pas ceux de l’hôpital public, elles ont oublié que notre sécurité nationale est aussi garantie par nos personnels soignants. Retour sur un trop long aveuglement. 

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