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Pourquoi notre débat public sur le djihad est fondamentalement biaisé

Nous vous présentons une classification inédite des trois principales « écoles » occidentales dans l’étude du djihadisme. Nous verrons que les deux courants dominants dans notre débat public souffrent d’une carence majeure, en ce qu’ils font l’impasse sur une tendance structurelle : l’instrumentalisation, par les puissances occidentales et leurs alliés moyen-orientaux, de milices djihadistes dans plusieurs guerres par procuration depuis la fin des années 1970. Ainsi, nous vous expliquerons pourquoi le courant minoritaire d’analyse du djihad devrait être davantage présent dans le débat public, puisqu’il dénonce ces stratégies clandestines qui menacent notre sécurité collective en renforçant nos ennemis islamistes.  

Idleb : la franchise salutaire d’un porte-parole du Pentagone

Alors que l’armée syrienne et ses alliés russes sont en train de pilonner Idleb, provoquant un exode massif de déplacés internes, ils doivent affronter des forces turques qui soutiennent des milliers de djihadistes. À l’évidence, on ne peut qu’être bouleversé par les centaines de milliers d’habitants d’Idleb qui doivent fuir cette offensive en plein hiver. Or, on oublie qu’ils sont pris en étau entre des extrémistes pro-turcs tenant cette province d’une main de fer, et un pouvoir syrien qui souhaite reconquérir l’ensemble de son territoire à n’importe quel prix. Ce piège vient d’être dénoncé par un colonel du Pentagone, qui s’avère être le porte-parole de la coalition internationale anti-Daech. Bien qu’il n’ait pas mentionné le soutien turc en faveur des djihadistes d’Idleb, son discours tranche utilement avec l’habituel manichéisme occidental. Décryptage. 

EXCLUSIF : Selon le Pentagone, la livraison de missiles sol-air aux rebelles syriens fut autorisée jusqu’à la fin 2019

EXCLUSIF : La semaine dernière, un hélicoptère syrien a été abattu par les forces djihadistes soutenues par l’armée turque à Idleb. Selon un haut responsable de ces factions islamistes, l’armement utilisé serait un Stinger, c’est-à-dire un missile sol-air portable (MANPAD). Initialement conçu et exporté par les États-Unis, ce type d’armes est également co-développé par la Turquie depuis les années 1990. Dans ce contexte, nous vous révélons en exclusivité un troublant document du Pentagone. En effet, il atteste que les livraisons américaines de MANPAD à l’« opposition syrienne » étaient autorisées jusqu’au 31 décembre 2019 – cette approbation datant de la fin 2016. Ce document précise par ailleurs que les forces américaines ont parachuté des MANPAD au Nord de la Syrie, mais sans que nous ne sachions encore à quel(s) groupe(s). Révélations.  

EXCLUSIF : La discrète guerre de terreur de la CIA en Afghanistan

En Afghanistan, la CIA soutient discrètement des services secrets intérieurs dont les méthodes brutales nous rappellent les sombres années du KhAD, lorsque les renseignements afghans étaient appuyés par le KGB et qu’ils commettaient des crimes de masse contre la population locale. En clair, selon plusieurs sources bien informées, l’Agence soutient dans ce pays une politique de terreur visant les civils et les opposants, et pas seulement ses anciens alliés islamistes antisoviétiques. Chronique d’un conflit sans fin, aujourd’hui aggravé par une nouvelle guerre invisible de la CIA contre la population afghane, qui nous rappelle le controversé programme Phoenix mené par l’Agence dans le Sud Viêt-Nam des années 1960-70. 

Le déclin de la démocratie française (partie 4) : la surveillance de masse et la fin de la vie privée

Nous poursuivons notre série d’articles sur le déclin de la démocratie française en nous intéressant au phénomène d’orwellisation de notre système politique. En effet, pour qui a lu le roman 1984 de George Orwell, notre réalité ressemble de plus en plus à la dystopie décrite dans cet ouvrage de référence : uniformisation du discours médiatique, développement de la novlangue, expansion de la censure, généralisation de la surveillance. C’est sur ce dernier aspect que nous insisterons aujourd’hui, au vu du contexte actuel. En effet, nombre de politiciens dénoncent à juste titre la violation de l’intimité de Benjamin Griveaux, tout en oubliant qu’ils sont en train de construire une société de la surveillance qui est de plus en plus attentatoire à notre vie privée. Décryptage. 

Le pantouflage de nos ex-hauts fonctionnaires : une vraie menace pour la France

Selon Le Figaro, Jean-Yves Le Drian s’est agacé lorsqu’on l’a questionné sur le cas de notre ex-ambassadeur Gérard Araud, qui a rejoint en septembre dernier la sulfureuse firme de renseignement privé israélienne NSO Group. « Gérard Araud est libre de faire ce qu’il veut », selon notre ministre des Affaires étrangères – y compris de rejoindre un marchand d’armes numériques étranger, dont les technologies auraient permis la surveillance d’au moins 1 400 journalistes, défenseurs des droits l’Homme et hauts responsables politiques ou militaires à travers le monde. Loin d’être un cas isolé, ce recrutement d’un ancien haut fonctionnaire par une firme étrangère aux activités sensibles nous donne l’occasion de rappeler les dangers économiques, sociaux et sécuritaires induits par le pantouflage – comme l’illustre l’affaire du rachat d’Alstom par General Electrics. Il faudrait donc prendre des mesures concrètes pour régler ce problème, et non l’éluder en affirmant que les ex-serviteurs de l’État sont libres de faire ce qu’ils veulent. 

Ma réponse à Henri Guaino sur les relations de l’Occident avec les pétromonarchies

Le 22 juin dernier, j’ai été invité à m’exprimer lors d’un colloque du CIGPA, qui organise bientôt un nouvel événement sur la Turquie. Durant mon intervention, j’ai résumé les principales conclusions de mon livre, La guerre de l’ombre en Syrie. Tout en soulignant la pertinence de mon exposé, Henri Guaino a involontairement déformé mon dernier argument durant son discours. En effet, j’avais dénoncé le fait que les puissances occidentales n’aient pas dissuadé leurs alliés du Golfe de soutenir la nébuleuse djihadiste anti-Assad. Manifestement, Monsieur Guaino avait compris que je regrettais le fait que la France et ses alliés occidentaux n’aient pas fait la guerre contre les pétromonarchies pour ce motif. Je prends donc le temps de préciser mon argument initial, en expliquant pourquoi – derrière un discours parfois critique à l’égard leurs alliés du Golfe –, les puissances occidentales les ont aidés à soutenir de redoutables réseaux djihadistes en Syrie et en Libye. 

EXCLUSIF : À Idleb, Washington aide la Turquie à soutenir al-Qaïda et ses alliés

L’une des principales caractéristiques de la politique étrangère américaine est la perpétuelle contradiction. En effet, depuis août dernier, les États-Unis ont mené des frappes de drones contre certains cadres d’al-Qaïda à Idleb. Or, dans cette même région, ils aident depuis mai dernier la Turquie à soutenir cette nébuleuse islamiste, autorisant Ankara à équiper ses supplétifs djihadistes avec des missiles antichar TOW « made in USA » – ce qui appuie l’effort de guerre de l’ex-Front al-Nosra. Décryptage d’une politique étrangère qui donne le tournis, et qui menace la sécurité des pays européens en soutenant nos ennemis islamistes. 

La sidérante partialité de la réalisatrice du documentaire « Pour Sama »

Alors que les forces syriennes et leurs alliés sont en train de progresser dans la province d’Idleb, et ce au prix d’une crise humanitaire majeure et de destructions considérables, les médias occidentaux se focalisent à nouveau sur les exactions d’Assad et de ses soutiens. Or, ils oublient commodément le rôle central des États-Unis et de leurs alliés dans la montée en puissance des milices djihadistes qui continuent d’opérer à travers la Syrie. Dans ce contexte, la réalisatrice du documentaire Pour Sama, qui a été nominé aux Oscars, vient de faire une déclaration véritablement orwellienne, qui résume à elle seule notre manichéisme et notre déni collectif vis-à-vis des réalités de la guerre qui a ravagé son pays depuis 2011. En effet, comme nous allons le constater, sa déclaration est totalement contredite par la CIA et le Pentagone, qui estimaient à partir de l’été 2015 que la chute d’Assad entraînerait la prise de contrôle de la Syrie par les pires forces djihadistes au Levant, et non par de vertueux révolutionnaires. Décryptage. 

EXCLUSIF : Le soutien diplomatique occulté de Paris et de Washington en faveur de Jaysh al-Islam

Le 29 janvier dernier, l’Office de lutte contre les crimes contre l’humanité, la Section de recherches de Marseille et le GIGN ont interpellé Majdi Nema. Surnommé « Islam Alloush », cet homme est l’ancien porte-parole d’un groupe djihadiste ayant joué un rôle central dans les tentatives de renversement de Bachar el-Assad. Problème : cette faction islamiste a bénéficié d’un soutien diplomatique de la part de l’État français, qui s’est refusé à le classer comme groupe terroriste et qui a favorisé son rôle central dans les négociations avec l’État syrien à partir de l’hiver 2015. Comme nous allons le démontrer, le soutien diplomatique de l’administration Obama en faveur de cette milice extrémiste est également avéré, ce qui pose de sérieuses questions sur les politiques clandestines anti-Assad de Washington, Paris et leurs alliés. 

Le déclin de la démocratie française (partie 3) : la militarisation du maintien de l’ordre et la banalisation de la violence d’État

Nous poursuivons notre série d’articles sur le déclin de la démocratie française en étudiant l’inquiétant phénomène de banalisation de la violence d’État, qui est flagrant depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. En effet, si l’Exécutif français vient d’admettre tardivement des comportements excessifs chez les forces de l’ordre, rien ne semble indiquer un changement de cap au niveau sécuritaire – comme en témoigne le maintien en poste des principaux responsables de ces graves dérives. En réalité, nous assistons à une militarisation rampante du maintien de l’ordre, notamment caractérisée par une accumulation de blessures de guerre qui ne sont pas reconnues comme telles par nos autorités.  

Le déclin de la démocratie française (partie 2) : l’impossibilité d’une alternance réelle

Après avoir expliqué la marginalisation préoccupante du Conseil d’État et du Parlement par l’Exécutif, nous poursuivons notre réflexion sur le déclin de la démocratie française. Alors qu’Emmanuel Macron vient d’affirmer qu’une dictature est un régime qui ne permet pas de changer ses dirigeants, il s’avère que la France est intégrée dans un système supranational qui empêche toute alternance réelle, en particulier sur le plan économique. Comme nous le verrons, l’alternance aux prochaines échéances présidentielles et législatives est dans tous les cas compromise. En effet, il est prévu que les électeurs français se retrouvent face à un non-choix : voter pour l’unique parti de gouvernement face à une opposition d’extrême droite qui, à l’aune de nos règles constitutionnelles, ne serait certainement pas en mesure de gouverner. 

Le déclin de la démocratie française (partie 1) : la marginalisation du Parlement et du Conseil d’État par l’Exécutif

Le 23 janvier dernier, Emmanuel Macron a vigoureusement critiqué celles et ceux qui considèrent que la France devient une « dictature ». Si ce terme nous semble excessif, de nombreux signes indiquent un préoccupant déclin démocratique dans notre pays, ce qui devrait pousser nos gouvernants à corriger ce processus au lieu d’en faire la négation. C’est pourquoi nous allons publier une série d’articles pour analyser ce phénomène, en commençant par décrire la marginalisation inquiétante du Parlement et du Conseil d’État dans l’élaboration et l’adoption de plusieurs réformes controversées.

EXCLUSIF : Traduction et analyse du témoignage d’un ex-inspecteur de l’OIAC sur l’attaque chimique présumée de Douma

En exclusivité pour les lecteurs de Deep-News.media, nous avons traduit et analysé le récent témoignage de l’ancien expert de l’OIAC Ian Henderson au Conseil de Sécurité. Cette intervention ayant été totalement ignorée par la presse occidentale, nous estimons qu’il est d’intérêt public de relayer son témoignage sur l’attaque chimique présumée de Douma, après une vérification rigoureuse des faits qu’il a rapportés. Si notre démarche ne vise pas à dédouaner Bachar el-Assad de ses crimes, il est alarmant que la presse lui ait attribué aussi hâtivement la responsabilité de cet événement, et que les puissances occidentales aient ensuite frappé la Syrie sur la base de ce qu’une vingtaine d’inspecteurs de l’OIAC considèrent être une manipulation. 

Iran, Irak, Vénézuela, Syrie : les millions de victimes invisibles des sanctions de Washington

Depuis l’adoption, par l’administration Trump, de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran à partir de 2017, une crise humanitaire de grande ampleur frappe le peuple iranien. Dans cette analyse, nous allons donc expliquer les principales conséquences de cette politique dite de « pression maximale », qui vise à fragiliser l’élite politique de ce pays en détruisant le niveau de vie de sa population. Nous reviendrons ensuite sur les autres récentes guerres économiques dévastatrices lancées par le gouvernement américain, qui affirme pourtant se préoccuper du bien-être des peuples dans les pays où il impose des sanctions aux effets désastreux.

Depuis le 11-Septembre, une « Quatrième Guerre mondiale » ?

Comme nous l’expliquons dans cette analyse, deux jours seulement après le 11-Septembre, le principal stratège du Pentagone était totalement indifférent vis-à-vis de la menace terroriste, souhaitant concentrer les efforts de l’armée et des renseignements américains sur la menace chinoise. Cette surprenante logique découlait des objectifs stratégiques de deux influents cercles de réflexion ayant inspiré les néoconservateurs. Comme nous allons le démontrer, le but central de ce puissant réseau ne fut aucunement la lutte contre le terrorisme, mais l’hégémonie globale des États-Unis et la volonté correspondante d’empêcher l’émergence de toute puissance rivale, au premier rang desquelles la Russie et la Chine. L’occasion pour nous de revenir sur le concept de « Quatrième Guerre mondiale », auquel adhèrent un certain nombre de spécialistes occidentaux, et qui nous semble crucial pour comprendre le militarisme structurel de Washington depuis septembre 2001.