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Politique étrangère : Macron sur les pas du général de Gaulle ?

Après la parenthèse néoconservatrice des deux prédécesseurs d’Emmanuel Macron, ce dernier a impulsé une politique étrangère indépendante de celle des États-Unis sur plusieurs dossiers importants (Russie, Turquie, Libye, Iran, Liban, etc.). Paradoxalement, il considère que l’Union européenne a vocation à devenir une puissance émancipée de la tutelle de Washington, et qu’une « souveraineté européenne » serait possible malgré l’atlantisme forcené de nombreux États membres de l’UE – dont ceux qui achètent massivement des armes américaines. Alors qu’il commémore les 50 ans de la disparition du général de Gaulle en célébrant « l’esprit de la Nation », Emmanuel Macron doit abandonner ses illusions d’une Europe-puissance et s’inspirer du « Grand Charles » dans ses relations avec Washington. En voici les raisons. 

Un Président Biden serait-il aussi belliciste que d’aucuns ne le craignent ?

Alors que le scénario d’une présidence Biden se précise, sachant qu’il nous paraît peu probable que Trump réussisse à faire invalider ce scrutin devant les tribunaux, de nombreux observateurs s’attendent à une amplification des tendances bellicistes de Washington. D’ailleurs, comme nous l’avons signalé, les faucons de la présidence Bush Jr. se sont massivement ralliés à Joe Biden, ce qui est symptomatique de leur volonté de déclencher de nouvelles guerres. Or, lorsque l’on étudie les positions de Biden depuis quarante ans – et en particulier durant sa vice-présidence –, cet homme s’est souvent montré hésitant, et parfois même réticent, vis-à-vis des actions militaires des États-Unis. Bien que nous ne puissions prédire l’avenir, nous allons expliquer pourquoi un Président Biden pourrait être plus raisonnable que Barack Obama ou Hillary Clinton sur les questions de guerre et de paix.

Pourquoi l’industrie de l’armement se moque de qui sera le prochain Président américain

Alors que l’on ne connaît toujours pas le vainqueur de la présidentielle américaine, le complexe militaro-industriel des États-Unis n’est pas anxieux face à ce scrutin. En effet, dans cet article traduit pour nos abonnés, son auteur montre que les firmes d’armement et leurs actionnaires financent et perçoivent les deux candidats comme des soutiens clés de l’industrie militaire locale. Ainsi, bien que Trump a fait voter des budgets de Défense record, sa réélection ou sa défaite indiffèrent les marchands d’armes. En effet, l’état de guerre perpétuelle qui motive les faucons de Washington sera maintenu quel que soit le résultat des élections. En clair, les États-Unis sont et resteront une puissance agressive sur la scène internationale, pour le plus grand bénéfice de leurs marchands d’armes et des fonds d’investissement qui les financent. Décryptage. 

Maxime Chaix critique la campagne de « pression maximale » de Trump sur l’Iran (débat du Centre Franco-Iranien)

Le 8 octobre dernier, notre fondateur Maxime Chaix a été invité par le Centre Franco-Iranien à une table ronde intitulée « Impacts politico-diplomatiques des élections présidentielles américaine et iranienne ». Avant la reprise de nos publications dès demain, sachant que le reconfinement a perturbé nos activités, nous vous proposons de visionner ce débat, en vous recommandant tout particulièrement les analyses d’Amélie Myriam Chelly et de Thomas Flichy de La Neuville. 

Pourquoi la France reste-t-elle dans une OTAN pro-turque et anti-russe ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’OTAN vient de tweeter un appel à « célébrer notre alliée la Turquie », alors qu’Ankara multiplie les provocations diplomatiques et militaires vis-à-vis de ses propres partenaires de l’Alliance atlantique – dont la France. Bien que l’ex-Président Hollande vient de remettre en question l’appartenance de la Turquie à l’OTAN, il est clair que cette organisation a choisi son camp – celui d’Ankara. En parallèle, le Président Macron souhaite se rapprocher de la Russie, et il considère que l’OTAN est en état de « mort cérébrale ». Dès lors, on peine à comprendre pourquoi la France ne quitte pas cette organisation, ou son commandement intégré comme De Gaulle en 1966. Voici donc pourquoi l’Élysée devrait sortir de cet « en même temps » stratégique vis-à-vis de l’OTAN, dont l’obsession russe l’amène à soutenir une Turquie de plus en plus menaçante pour notre sécurité collective.  

En Afghanistan, le Pentagone a secrètement lancé une « Taliban Air Force » contre Daech

Dans le contexte des négociations de Doha, le cabinet Trump a ordonné à ses Forces spéciales de bombarder la branche afghane de Daech lorsqu’elle se bat contre les Taliban. Limitée à une province du Nord-Est de l’Afghanistan, cette opération s’inscrit toutefois dans une logique de rapprochement entre les autorités locales et les Taliban, dans l’optique d’un retrait total des forces américaines prévu pour le printemps 2021. Or, comme nous allons le constater, les Taliban continuent de protéger des centaines de membres d’al-Qaïda, tandis que de nombreux analystes estiment que le Daech afghan ne constitue pas une menace pour l’Occident – contrairement à ses branches syrienne et irakienne. Découvrez ce que les initiés du Pentagone surnomment la « Taliban Air Force », dont l’existence vient d’être dévoilée par un confrère américain, mais ignorée par la presse francophone.

Pourquoi Washington aura du mal à renégocier avec l’Iran après les élections américaines

Alors que les élections présidentielles américaines approchent, nombre d’observateurs se demandent comment Trump ou Biden géreraient le dossier iranien une fois dans le Bureau Ovale. Dans la grande majorité des analyses que nous avons consultées, l’influence de Washington lors d’une éventuelle renégociation du traité sur le nucléaire iranien nous semble surévaluée. Publié dans la plus prestigieuse revue américaine de politique internationale, l’article que nous avons traduit et que nous vous proposons aujourd’hui le montre avec des arguments solides, expliquant pourquoi la politique de « pression maximale » imposée à l’Iran par le cabinet Trump a renforcé le pouvoir en place, et encouragé son rapprochement avec la Chine et la Russie. Décryptage.   

Combattre l’« hystérocratie », ou risquer la guerre civile

Nous avons récemment décrit le tueur de Samuel Paty et les islamistes qui ont inspiré son attentat comme des « individus tyrans », qui utilisent les réseaux sociaux pour répandre leur haine et encourager des actes criminels. De tels comportements sont hystériques, et ne peuvent qu’accroître le peur de l’islamisme – ce qui est parfaitement compréhensible et légitime –, mais également la défiance envers l’ensemble des musulmans. En effet, la succession de polémiques relatives à l’islam au sens large est préoccupante, en ce qu’elle conduit à un sentiment d’exclusion au sein d’une population musulmane qui pourrait elle-même subir des attentats d’extrême droite – selon les prédictions de nos services de renseignement. Dans ce contexte d’hystérie collective – que nous nommons l’« hystérocratie » –, il est donc urgent de refaire communauté, tout en combattant sans relâche les réseaux islamistes et leurs rivaux d’ultradroite. 

Pourquoi Trump n’a pu mettre un terme aux « guerres sans fin » de Washington

Récemment, Donald Trump a surpris ses généraux en annonçant sur Twitter qu’il souhaitait rapatrier les troupes américaines déployées en Somalie, en Afghanistan et en Syrie. Or, son chef d’état-major interarmées a refusé de confirmer ces plans, et un certain nombre de généraux et d’experts des questions de Défense critiquent ce qu’ils perçoivent comme des décisions purement électoralistes. Dans tous les cas, nous verrons que ces retraits contestés, s’ils se réalisent, ne mettront pas un terme à ces conflits, ni à l’engagement des États-Unis dans ces régions. En effet, entre les réticences du leadership militaire à quitter ces théâtres, et la conflictualité persistante qui s’est imposée dans ces pays, il sera impossible de mettre un terme aux « guerres sans fin » de Washington dans un futur proche. Décryptage.

Le tueur de Samuel Paty, un « individu tyran » à l’ère du numérique

Sans surprise, l’atroce décapitation du professeur Samuel Paty déclenche une vague de colère, d’indignation et d’appels à un sursaut des pouvoirs publics pour combattre l’islamisme. Hélas, cet attentat ne sera pas le dernier, puisqu’il suffit qu’un extrémiste utilise une arme par destination pour déstabiliser la France entière, et qu’il aggrave son crime en le diffusant sur les réseaux sociaux. En d’autres termes, n’importe qui peut s’improviser terroriste avec un couteau et un smartphone. Dans ce contexte, le dernier livre du philosophe Éric Sadin nous éclaire sur le fléau de l’« individu tyran » à l’ère du numérique, dont le tueur de Samuel Paty nous semble être l’incarnation la plus dangereuse, comme nous l’expliquerons en détaillant son usage de Twitter depuis juin dernier. L’occasion pour nous de critiquer la guerre de tous contre tous sur les réseaux sociaux, et d’en appeler à un apaisement du débat public face au risque d’éclatement de la société. 

La présidence Macron, ou la tyrannie de l’inconséquence

Depuis janvier dernier, les réponses gouvernementales face à la pandémie de coronavirus peuvent être résumées en un mot : l’inconséquence. Mesures trop légères ou trop sévères, revirements inexplicables et injonctions paradoxales nous sont continuellement imposés par un Exécutif autiste et autoritaire. Comme nous allons l’observer, cette inconséquence s’est traduite par une communication à la fois anxiogène face un virus bien moins létal qu’au printemps, et trompeusement rassurante sur nos capacités hospitalières à gérer la recrudescence automnale de cette pandémie. En effet, l’impossibilité de mettre en place les 12 000 lits de réanimation garantis par Olivier Véran en août dernier engendre l’adoption de nouvelles mesures coercitives qui auront un impact catastrophique sur notre économie nationale, notamment dans le secteur du tourisme. Plus que jamais, un sursaut populaire doit s’imposer face à ce que nous percevons comme une véritable tyrannie de l’inconséquence, qui laissera des blessures profondes dans notre société. 

Iran : l’Union européenne face au terrorisme économique de Donald Trump

Un spécialiste de l’Iran et des sanctions qui lui sont imposées par le cabinet Trump nous a proposé cette tribune, qu’il souhaitait publier sous couvert d’anonymat. Nous avons décidé de la reproduire, sachant qu’elle explique les conséquences désastreuses de ces mesures punitives américaines sur la population iranienne. En effet, de telles sanctions n’ont pas d’effet notable sur le pouvoir local, alors qu’elles frappent durement des millions de citoyens ordinaires, en particulier ceux qui ont des problèmes de santé – d’où l’expression de « terrorisme économique » employée par l’auteur de cette tribune. Fondée sur l’extraterritorialité du Droit américain, cette punition collective infligée au peuple iranien est à la fois illégale et rejetée par la communauté internationale, qui avait signé avec l’Iran l’accord nucléaire de 2015 visant à apaiser nos relations avec ce pays. Bien que le pouvoir iranien ne soit pas exempt de tout reproche, nous nous préoccupons surtout des millions de personnes qui souffrent de cette vaste guerre économique du cabinet Trump, dont la tribune suivante nous décrit les effets délétères. 

Enchaînant les camouflets à l’étranger, Macron doit se recentrer sur l’avenir de la France

Depuis plusieurs mois, le Président Macron fait preuve d’un activisme diplomatique dont nous pourrions nous réjouir, à première vue. Hélas, entre l’impasse de ses projets au Liban, les difficultés de nos « proxies » en Libye, son récent camouflet malien face à Iyad ag Ghali et la reprise des forages turcs en Méditerranée orientale, les échecs élyséens se multiplient. Dans ce contexte, la virulence verbale de Macron à l’égard de ses rivaux étrangers ne suffit plus à masquer cet enchaînement de « Bérézina ». Or, la France doit affronter une crise sanitaire engendrant un effondrement économique qui devraient contraindre ses autorités à se recentrer sur le bien-être et l’avenir de leurs administrés, au lieu de poursuivre des batailles militaro-diplomatiques perdues d’avance. Comme nous allons l’expliquer, la fermeté rhétorique de Macron à l’international ne doit plus nous faire oublier qu’il est le garant de l’unité d’une Nation au bord du précipice.

Clinton et Trump critiquent le complexe militaro-industriel après l’avoir renforcé

Dans une récente tribune, Hillary Clinton nous alerte sur l’influence excessive du complexe militaro-industriel aux États-Unis. Ironiquement, les marchands d’armes américains avaient massivement financé sa campagne en 2016, et son bellicisme notoire avait nettement favorisé leurs intérêts. En septembre dernier, Donald Trump a critiqué ce même complexe militaro-industriel, cherchant à nous faire oublier ses budgets militaires record et son recours décomplexé aux guerres hybrides et aux bombardements indiscriminés. Par conséquent, si Clinton et Trump ont raison de dénoncer la trop forte influence des marchands d’armes à Washington, nous allons expliquer pourquoi ils ont décisivement aggravé les facteurs à l’origine des « guerres sans fin », dont l’essor du complexe militaro-industriel. 

« Les fausses promesses des guerres de changement de régime », par Philip H. Gordon

Aux États-Unis, le débat public sur la nocivité des guerres de changement de régime prend constamment de l’ampleur, comme en témoignent les positions de Tulsi Gabbard sur ce sujet, la création récente du Quincy Institute for Responsible Statecraft, ou cette tribune publiée dans la plus prestigieuse revue américaine de relations internationales, dont nous vous proposons une traduction exclusive. En effet, notre initiative découle d’un constat simple mais important : alors que le Président Macron avait fustigé les guerres de changement de régime l’année dernière, nous n’observons en France aucun débat public sérieux sur cette question pourtant essentielle, à l’aune du chaos que de telles opérations ont semé dans un nombre croissant de pays – en particulier depuis le 11-Septembre. Analysant de nombreux exemples, l’article que nous vous proposons montre en détail comment et pourquoi l’ensemble des guerres de changement de régime menées ou soutenues par les États-Unis au Moyen-Orient ont échoué, en espérant inciter nos confrères à s’intéresser davantage à cette question cruciale.

Comment Trump a aggravé les « guerres sans fin » américaines, et préparé les prochaines

Pour de nombreux partisans de Donald Trump, ce dernier fut un Président isolationniste, en ce qu’il a renoncé à attaquer le Vénézuela, la Corée du Nord ou l’Iran. Or, le fait qu’il n’ait pas lancé d’invasions militaires ne doit pas nous faire oublier qu’il a opté pour une stratégie de guerres hybrides contre de nombreux pays, ce qui a des conséquences désastreuses pour les populations visées et pour la stabilité mondiale. L’occasion pour nous de revenir sur les escalades militaires meurtrières qu’il a ordonnées dans plusieurs pays subissant les « guerres sans fin » des États-Unis.