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« Les sanctions américaines contre la Syrie n’arrêteront pas les atrocités », par Sam Heller

Bien que nous produisions la grande majorité de nos articles, nous traduisons occasionnellement d’importantes analyses lorsqu’elles ont échappé à l’attention des médias francophones. C’est le cas de cette tribune de l’un des plus grands experts mondiaux du conflit syrien, qui explique avec des arguments percutants pourquoi les sanctions américaines récemment imposées à la Syrie n’arrêteront pas les atrocités dans ce pays, et aggravent d’ores et déjà les souffrances du peuple syrien. Vu la sensibilité de ce sujet, nous saluons cette prise de position courageuse de la part de cet éminent chercheur, et nous soutenons sa démarche en traduisant son important article.

Une firme cofinancée par les États-Unis transfère des armes israéliennes en Azerbaïdjan

On a récemment appris qu’Israël soutient matériellement l’Azerbaïdjan dans son offensive contre les séparatistes arméniens du Haut-Karabagh. À première vue, cette initiative israélienne pourrait sembler illogique, sachant que la campagne militaire azérie est appuyée par la Turquie, grande rivale de l’État hébreu. Or, l’Azerbaïdjan est une base arrière du Mossad pour surveiller l’Iran, et Bakou a développé avec Tel-Aviv un important partenariat énergétique et militaire. Comme nous allons le constater, ces armements israéliens sont livrés par une compagnie aérienne basée en Azerbaïdjan, mais massivement financée par les États-Unis. L’occasion pour nous de rappeler son implication dans le controversé programme américain de livraison d’armes aux rebelles syriens, et dans d’autres opérations sensibles à travers le monde. 

EXCLUSIF : Les secrets des opérations britanniques dans la guerre en Syrie (partie 2/2)

Nous poursuivons notre analyse des documents du Foreign Office et de ses contractants au sujet de leurs opérations clandestines en Syrie. À première vue, la lecture de ces dossiers nous indique que Londres cherchait à renforcer ce qu’elle nommait l’« Opposition Armée Modérée » (OAM). Or, nous allons démontrer que, malgré cet alibi, le gouvernement britannique, ses sous-traitants et ses alliés savaient qu’ils soutenaient la nébuleuse djihadiste anti-Assad, notamment via l’Armée Syrienne Libre. Nous révèlerons également qu’en 2014, une officine américaine a réussi à intoxiquer la presse et l’opinion mondiales en faisant croire que Daech et Assad étaient secrètement liés. Enfin, nous exposerons les liens d’au moins deux des contractants du Foreign Office avec des groupes djihadistes syriens, que nous prendrons soin d’identitier. Révélations. 

EXCLUSIF : Les secrets des opérations britanniques dans la guerre en Syrie (partie 1/2)

Lancée par un internaute se revendiquant d’Anonymous, une fuite massive de documents du Foreign Office britannique et de ses contractants nous dévoile leur rôle clé dans le soutien de ce qu’ils appelaient l’« Opposition Armée Modérée » en Syrie. À la lecture de ces documents, il s’avère que, durant l’automne 2014, le Foreign Office avait reconnu à ses contractants que les groupes extrémistes avaient dominé la rébellion anti-Assad depuis 2012, comme nous allons le révéler dans la première partie de notre enquête. Par la suite, nous étudierons comment les services secrets britanniques ont réussi à dissimuler leur soutien militaire en faveur de la nébuleuse djihadiste anti-Assad, quitte à contraindre les tribunaux de stopper leurs poursuites, et à ne pas répondre aux interrogations légitimes des parlementaires sur ce dossier ultrasensible. Révélations.  

Pacifisme et pollution militaire : EELV devrait s’inspirer de ses homologues américains

Aux États-Unis, le Pentagone est décrit comme un pollueur massif, et pas seulement du fait de ses guerres. En effet, un article récent explique que l’agressivité croissante de l’armée américaine à l’égard de la Chine est d’ores et déjà un important facteur de pollution, et que cette tendance risque de s’aggraver. Par conséquent, nous avons étudié les positions des écologistes français et américains sur cette question. Or, contrairement à ses homologues d’outre-Atlantique, le parti Europe Écologie Les Verts ne se saisit pas de cette problématique, sauf lorsque le nucléaire militaire est concerné. Essentiellement, nous allons voir que cette formation traditionnellement pacifiste est devenue militariste, tandis que le Green Party américain est resté fidèle à ses convictions. Découvrez pourquoi les écologistes français seraient bien inspirés de suivre cet exemple.

Au Yémen, les djihadistes anti-Charlie Hebdo sont les mercenaires de nos alliés du Golfe

Depuis le 3 septembre se tient le procès des attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et de Montrouge. Hélas, depuis ces tueries, l’hystérisation du débat public sur l’islam empêche tout dialogue serein, et il suffit de s’en inquiéter pour être traité de « collabo ». Il est donc regrettable que la question des alliances de Paris avec les pétromonarchies du Golfe ne soit pas débattue pendant ces audiences. En effet, dès le printemps 2015, notre Exécutif a soutenu l’effort de guerre de l’Arabie saoudite et des Émirats Arabes Unis au Yémen, qui souhaitaient vaincre les rebelles houthis pro-iraniens. Dans cet objectif, Riyad et Abou Dhabi ont recruté, armé et financé de nombreux djihadistes d’al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA), soit l’organisation qui avait formé l’un des frères Kouachi en 2011 pour attaquer Charlie Hebdo. Analyse d’une inquiétante schizophrénie occidentale, qui ne suscite aucune réaction chez nos confrères les plus enclins à critiquer l’islam sous n’importe quel prétexte.

L’accord entre Israël, Bahreïn et les Émirats : un traité de paix qui sèmera la guerre

Signé le 15 septembre dernier, l’accord de paix entre les Émirats, Bahreïn et Israël est décrit comme un triomphe de Donald Trump sur la scène internationale. Première limite à ce raisonnement : ce traité découle surtout de l’habile diplomatie clandestine de Yossi Cohen, le directeur du Mossad. Essentiellement, cet accord risque d’encourager des politiques nocives dans cette région et au-delà : absence de solutions viables pour les Palestiniens, expansion des ventes d’armes dans cette région, et intensification des hostilités contre un axe pro-turc lui-même très agressif au Moyen-Orient et au-delà. Dans ce contexte, découvrez pourquoi cet accord de paix risque d’intensifier les guerres actuelles et d’en préparer de nouvelles – malgré des aspects positifs que nous ne manquerons pas de souligner.

Iran/États-Unis : une situation explosive avant les élections américaines

Une tribune récente de l’un des plus grands experts des relations états-uno-iraniennes a attiré notre attention. En effet, son auteur estime que le secrétaire d’État Mike Pompeo semble préparer l’opinion à une « surprise d’octobre », prévoyant des accrochages navals avec l’Iran qui engendreraient une riposte de l’armée américaine. S’il est loin d’être acquis que Trump et Khamenei souhaitent une escalade militaire, le scénario prospectif que nous allons commenter ne manque pas d’intérêt pour différentes raisons, à sept semaines des élections présidentielles américaines. Décryptage d’une situation explosive, au vu de la détermination constante du clan Pompeo à entraîner les États-Unis dans une guerre contre l’Iran.

Procès du 11-Septembre : vers un « Bandargate » compromettant la CIA ?

À Deep-News.media, nous effectuons un travail de veille constant afin d’identifier des informations cruciales qui n’auraient pas été reprises dans la presse francophone. C’est le cas d’un article récent que nous allons commenter pour vous, et qui révèle qu’un juge américain a ordonné les témoignages de 24 hauts responsables saoudiens sur la question du 11-Septembre. En effet, le royaume est accusé d’avoir soutenu deux des futurs pirates de l’air présumés lors de leur séjour aux États-Unis. Par conséquent, nous allons voir pourquoi cette décision judiciaire pourrait exposer une opération hautement sensible de la CIA et des services secrets saoudiens, en plus de fragiliser davantage les relations entre Washington et Riyad. Décryptage.  

La version officielle du 11-Septembre est fausse, selon la commission chargée de l’établir

En Occident, le fait d’exprimer le moindre doute sur la version officielle du 11-Septembre peut vous attirer des accusations de « complotisme », ce qui est fort peu gratifiant. Or, pour citer le responsable des investigations au sein de la commission d’enquête sur ces attentats, la version officielle de ces événements est « presque entièrement fausse ». En effet, comme nous allons le détailler, l’administration Bush a redoublé d’efforts pour mentir à cette commission et faire obstruction à son enquête, tout en torturant les suspects du 11-Septembre pour leur soutirer des aveux. Il en a résulté que les deux coprésidents et plusieurs membres clés de cette commission ont fini par se désolidariser de leur propre rapport, préconisant même des poursuites pénales du Département de la Justice contre des responsables du Pentagone. Analyse des manipulations d’un cabinet Bush qui, par son manque total de transparence, n’a fait qu’encourager le regrettable essor du « complotisme ». 

Pourquoi la stratégie libanaise de l’Élysée nous semble vouée à l’échec

Après la publication de notre article défendant Georges Malbrunot, plusieurs lecteurs nous ont répondu que ce journaliste aurait torpillé la stratégie française au Liban, en exposant les détails du dialogue de Macron avec un haut responsable du Hezbollah. Nous estimons au contraire qu’un éventuel échec des initiatives françaises au Pays du Cèdre ne serait pas dû à un ou deux articles de presse. En effet, comme nous allons le détailler, les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite ne sont pas dans une logique de conciliation mais d’affrontement avec le Hezbollah, ce qui induit la déstabilisation du Liban. Dès lors, il nous paraît incertain que l’activisme de l’Élysée puisse aboutir positivement. Décryptage.   

Les combats de Georges Malbrunot contre la déraison d’État

Dans un sidérant accès de colère, Emmanuel Macron a publiquement fustigé notre confrère Georges Malbrunot à Beyrouth. Loin d’être un événement anecdotique, cette agression verbale contre un grand reporter confirme l’inquiétante conception qu’a le chef de l’État de la liberté de la presse. Or, comme nous allons le constater, ce n’est pas la première fois que Georges Malbrunot agace l’Exécutif français. En effet, il a dévoilé des informations d’intérêt public que nos gouvernants cherchaient à dissimuler, comme on a pu l’observer dans le cas de l’implication française dans la guerre au Yémen, ou dans l’épineux dossier syrien. Plus que jamais, le journalisme qu’incarne Georges Malbrunot doit être défendu face à la déraison d’État.

Sanctions contre la CPI : pourquoi les États-Unis sabordent à nouveau leur influence

Le 2 septembre, sur la base d’un ordre exécutif signé en juin dernier, Donald Trump a imposé des sanctions illégales à la procureure de la Cour Pénale Internationale et à un autre responsable de cette institution. Comme nous allons le constater, cette initiative a des implications qui dépassent la seule question de la souveraineté des États-Unis, et de l’impunité de leurs responsables face à la Justice pénale internationale. En réalité, cette décision est une nouvelle escalade dans l’imposition de l’extraterritorialité du Droit américain, en ce qu’elle frappe une juridiction à vocation universelle considérée comme légitime par de nombreux pays et organisations. Or, nous allons expliquer pourquoi le sabordage du multilatéralisme depuis la présidence W. Bush pourrait être défavorable à Washington sur le long terme. 

En Afrique de l’Ouest et au Liban, le soutien méconnu des islamistes par Ankara

Alors qu’Emmanuel Macron se met en scène comme le sauveur des Libanais, de multiples sources proche-orientales s’inquiètent d’une stratégie d’influence secrètement déployée par la Turquie au Nord du Liban. Bien que l’on ne puisse tirer de conclusions sur la nature et l’ampleur des ingérences turques au Pays du Cèdre, les observateurs qui s’en préoccupent semblent particulièrement anxieux face à ces initiatives. L’occasion pour nous d’analyser en détail le soutien clandestin de la Turquie en faveur de nombreux groupes djihadistes au Moyen-Orient mais aussi en Afrique de l’Ouest, où ces opérations échappent à l’attention des médias occidentaux.  

Bilal Abdul Kareem enlevé par les djihadistes qu’il soutient depuis des années

Il y a quelques jours, le controversé Bilal Abdul Kareem a été enlevé à Idleb par des djihadistes d’HTS, l’« ex- » branche d’al-Qaïda qui domine cette province du Nord-Ouest syrien. Ayant accusé cette organisation de pratiquer la torture, il se retrouve en détention arbitraire dans ses geôles et personne n’a de ses nouvelles depuis son enlèvement. Cette arrestation est pour le moins ironique car, depuis des années, ce célèbre activiste new-yorkais a vigoureusement défendu les réseaux d’al-Qaïda en Syrie. Alors que Reporters Sans Frontières exige sa libération, il est également défendu par une ONG controversée, dont l’un des membres a soutenu le futur Daech avec l’assentiment des services britanniques. Décryptage. 

Démocrates et Républicains pro-Biden : « Make American Wars Great Again »

À l’approche des élections présidentielles américaines, de nombreux Républicains de l’ère Bush et l’ensemble des Démocrates de l’ère Obama se mobilisent contre Donald Trump, qui est certes critiquable à bien des égards. Or, si ce dernier a aggravé la plupart des « guerres sans fin » dans lesquels les États-Unis se sont lancés depuis le 11-Septembre, et qu’il a imposé des politiques de sanctions qui font souffrir des millions d’êtres humains, force est de constater qu’il n’a déclenché aucun conflit armé de grande ampleur. Par conséquent, l’alliance des néoconservateurs de l’ère Bush avec les « faucons libéraux » de l’ère Obama nous amène à proposer un nouveau slogan de campagne à Joe Biden : « Make American Wars Great Again ». À travers cet article, nous allons passer en revue l’héritage catastrophique, sur la scène internationale, des soutiens les plus influents de l’actuel candidat démocrate. Nous verrons ainsi que, malgré ses innombrables défauts, Trump permet à ses prédécesseurs de faire oublier leur désastreux bilan dans le « Grand Moyen-Orient » et au-delà.