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MBS, le prince du chaos

En 1517, Nicolas Machiavel écrivit qu’il est « très sage de simuler un temps la folie ». Quatre siècles et demi plus tard, Richard Nixon mena une politique étrangère basée sur ce principe, qui visait à faire croire à ses ennemis qu’il était instable et irrationnel afin de leur imposer ses décisions. Cette tactique, que l’on retrouve tant chez Donald Trump que chez Vladimir Poutine, fut appelée la « théorie du fou ». En ayant lancé une guerre des prix du pétrole incroyablement déstabilisante – y compris pour elle-même –, l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane semble avoir recours à cette ruse afin d’imposer ses conditions à la Russie. Pourtant, les principales décisions de MBS depuis 2015 nous indiquent non pas une « théorie » mais une « pratique du fou », caractérisée par une absence totale de limites – ce que nous allons démontrer à travers dix exemples éloquents. Or, nous constaterons que ses récentes décisions sur les prix du pétrole et la purge d’importants princes saoudiens pourraient lui être fatales. Décryptage. 

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EXCLUSIF : Selon le Pentagone, la livraison de missiles sol-air aux rebelles syriens fut autorisée jusqu’à la fin 2019

EXCLUSIF : La semaine dernière, un hélicoptère syrien a été abattu par les forces djihadistes soutenues par l’armée turque à Idleb. Selon un haut responsable de ces factions islamistes, l’armement utilisé serait un Stinger, c’est-à-dire un missile sol-air portable (MANPAD). Initialement conçu et exporté par les États-Unis, ce type d’armes est également co-développé par la Turquie depuis les années 1990. Dans ce contexte, nous vous révélons en exclusivité un troublant document du Pentagone. En effet, il atteste que les livraisons américaines de MANPAD à l’« opposition syrienne » étaient autorisées jusqu’au 31 décembre 2019 – cette approbation datant de la fin 2016. Ce document précise par ailleurs que les forces américaines ont parachuté des MANPAD au Nord de la Syrie, mais sans que nous ne sachions encore à quel(s) groupe(s). Révélations.  

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EXCLUSIF : Le soutien diplomatique occulté de Paris et de Washington en faveur de Jaysh al-Islam

Le 29 janvier dernier, l’Office de lutte contre les crimes contre l’humanité, la Section de recherches de Marseille et le GIGN ont interpellé Majdi Nema. Surnommé « Islam Alloush », cet homme est l’ancien porte-parole d’un groupe djihadiste ayant joué un rôle central dans les tentatives de renversement de Bachar el-Assad. Problème : cette faction islamiste a bénéficié d’un soutien diplomatique de la part de l’État français, qui s’est refusé à le classer comme groupe terroriste et qui a favorisé son rôle central dans les négociations avec l’État syrien à partir de l’hiver 2015. Comme nous allons le démontrer, le soutien diplomatique de l’administration Obama en faveur de cette milice extrémiste est également avéré, ce qui pose de sérieuses questions sur les politiques clandestines anti-Assad de Washington, Paris et leurs alliés. 

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CIA vs. MBS : les coulisses d’une intense guerre d’influence

Depuis que le roi Salmane a écarté Mohammed ben Nayef de sa position de prince héritier au profit de son fils, Mohammed ben Salmane (MBS), la CIA semble n’avoir pas confiance en ce dernier. Alors que Ben Nayef était l’homme clé de l’Agence à Riyad, le prince héritier MBS est de plus en plus fréquemment attaqué dans les médias par la CIA et ses proches partenaires, en particulier depuis l’assassinat de Jamal Khashoggi. Dernier épisode en date : les révélations du présumé piratage, par MBS lui-même, du smartphone de Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde et le patron d’Amazon – mais aussi un partenaire stratégique de la CIA et de la communauté américaine du Renseignement. Dévoilé tardivement par le Guardian, ce potentiel piratage pourrait avoir des conséquences désastreuses pour MBS et ses importants projets de transition économique.

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