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MBS, le prince du chaos

En 1517, Nicolas Machiavel écrivit qu’il est « très sage de simuler un temps la folie ». Quatre siècles et demi plus tard, Richard Nixon mena une politique étrangère basée sur ce principe, qui visait à faire croire à ses ennemis qu’il était instable et irrationnel afin de leur imposer ses décisions. Cette tactique, que l’on retrouve tant chez Donald Trump que chez Vladimir Poutine, fut appelée la « théorie du fou ». En ayant lancé une guerre des prix du pétrole incroyablement déstabilisante – y compris pour elle-même –, l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane semble avoir recours à cette ruse afin d’imposer ses conditions à la Russie. Pourtant, les principales décisions de MBS depuis 2015 nous indiquent non pas une « théorie » mais une « pratique du fou », caractérisée par une absence totale de limites – ce que nous allons démontrer à travers dix exemples éloquents. Or, nous constaterons que ses récentes décisions sur les prix du pétrole et la purge d’importants princes saoudiens pourraient lui être fatales. Décryptage. 

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Pourquoi notre débat public sur le djihad est fondamentalement biaisé

Nous vous présentons une classification inédite des trois principales « écoles » occidentales dans l’étude du djihadisme. Nous verrons que les deux courants dominants dans notre débat public souffrent d’une carence majeure, en ce qu’ils font l’impasse sur une tendance structurelle : l’instrumentalisation, par les puissances occidentales et leurs alliés moyen-orientaux, de milices djihadistes dans plusieurs guerres par procuration depuis la fin des années 1970. Ainsi, nous vous expliquerons pourquoi le courant minoritaire d’analyse du djihad devrait être davantage présent dans le débat public, puisqu’il dénonce ces stratégies clandestines qui menacent notre sécurité collective en renforçant nos ennemis islamistes.  

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Le pantouflage de nos ex-hauts fonctionnaires : une vraie menace pour la France

Selon Le Figaro, Jean-Yves Le Drian s’est agacé lorsqu’on l’a questionné sur le cas de notre ex-ambassadeur Gérard Araud, qui a rejoint en septembre dernier la sulfureuse firme de renseignement privé israélienne NSO Group. « Gérard Araud est libre de faire ce qu’il veut », selon notre ministre des Affaires étrangères – y compris de rejoindre un marchand d’armes numériques étranger, dont les technologies auraient permis la surveillance d’au moins 1 400 journalistes, défenseurs des droits l’Homme et hauts responsables politiques ou militaires à travers le monde. Loin d’être un cas isolé, ce recrutement d’un ancien haut fonctionnaire par une firme étrangère aux activités sensibles nous donne l’occasion de rappeler les dangers économiques, sociaux et sécuritaires induits par le pantouflage – comme l’illustre l’affaire du rachat d’Alstom par General Electrics. Il faudrait donc prendre des mesures concrètes pour régler ce problème, et non l’éluder en affirmant que les ex-serviteurs de l’État sont libres de faire ce qu’ils veulent. 

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EXCLUSIF : En 2013, l’État français a livré des lance-missiles à la « nébuleuse Daech » en Syrie

En exclusivité pour nos abonnés, voici notre enquête explosive qui démontre l’acheminement clandestin, par l’État français, de postes de tirs de missiles Milan à la nébuleuse de groupes djihadistes formant ou collaborant avec Daech en 2013. Si la destination exacte de ces armements n’est pas encore déterminée, il ne fait aucun doute que le réseau de factions qui en a bénéficié coopérait étroitement avec le futur « État Islamique » à cette époque. Révélations.

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Des milliers de djihadistes syriens en Libye : un énième retour de bâton pour la France et ses alliés

Alors que, sur le dossier libyen, la Russie peine à imposer un cessez-le-feu entre Fayez el-Sarraj et son rival Khalifa Haftar, le roi de Jordanie vient de nous apprendre que des milliers de djihadistes ont été transférés de la poche d’Idlib vers la Libye – manifestement par les services turcs. Comme nous allons l’expliquer, il s’agit d’un énième retour de bâton suscité par l’interventionnisme occidental dans le « Grand Moyen-Orient ». En effet, dès 2011, la France et ses alliés ont semé le chaos en Libye, avant de soutenir des rebelles anti-Assad dont plusieurs milliers sont désormais utilisés par Erdogan contre nos intérêts. Décryptage.  

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EXCLUSIF : Au Yémen, l’Occident soutient les financeurs des terroristes anti-Charlie Hebdo

EXCLUSIF. Cette enquête prouve que les États-Unis et la France sont au courant de la présence d’al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) au sein des milices de la « coalition arabe » qu’ils soutiennent au Yémen. Bien que l’on ignore si l’État français est informé des accords secrets entre cette organisation terroriste et ses alliés de la « coalition arabe », il est avéré que le Pentagone ferme les yeux sur le fait que nos partenaires émiratis et saoudiens renforcent AQPA au Yémen, alors que ce réseau a revendiqué l’attentat de janvier 2015 contre Charlie Hebdo.

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