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EXCLUSIF : Grâce à des technologies françaises, la Turquie a facilité les offensives djihadistes en Syrie et en Libye

En recoupant des sources bien informées, il s’avère que deux entreprises françaises ont joué un rôle central dans le développement des capacités de renseignement satellitaire du MIT, les services secrets extérieurs de la Turquie. En effet, l’une de ces firmes a co-développé un important satellite espion. Lancé en orbite par une autre entreprise française, ce satellite fut finalement employé par le MIT pour appuyer l’offensive turque d’octobre dernier contre nos alliés kurdes dans le Nord-Est syrien. Bien que ce satellite était décrit par les médias turcs comme un outil précieux dans la lutte contre le terrorisme, il s’est avéré que les terroristes alors désignés par Ankara étaient en fait nos partenaires kurdes anti-Daech. Ce satellite étant crucial pour le Renseignement turc, nos sources nous ont confirmé qu’il est utilisé dans les opérations pro-djihadistes d’Ankara à Idleb et en Libye. Révélations sur un succès commercial et technologique qui s’est transformé en un sévère retour de bâton géopolitique. 

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Le pantouflage de nos ex-hauts fonctionnaires : une vraie menace pour la France

Selon Le Figaro, Jean-Yves Le Drian s’est agacé lorsqu’on l’a questionné sur le cas de notre ex-ambassadeur Gérard Araud, qui a rejoint en septembre dernier la sulfureuse firme de renseignement privé israélienne NSO Group. « Gérard Araud est libre de faire ce qu’il veut », selon notre ministre des Affaires étrangères – y compris de rejoindre un marchand d’armes numériques étranger, dont les technologies auraient permis la surveillance d’au moins 1 400 journalistes, défenseurs des droits l’Homme et hauts responsables politiques ou militaires à travers le monde. Loin d’être un cas isolé, ce recrutement d’un ancien haut fonctionnaire par une firme étrangère aux activités sensibles nous donne l’occasion de rappeler les dangers économiques, sociaux et sécuritaires induits par le pantouflage – comme l’illustre l’affaire du rachat d’Alstom par General Electrics. Il faudrait donc prendre des mesures concrètes pour régler ce problème, et non l’éluder en affirmant que les ex-serviteurs de l’État sont libres de faire ce qu’ils veulent. 

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Le déclin de la démocratie française (partie 2) : l’impossibilité d’une alternance réelle

Après avoir expliqué la marginalisation préoccupante du Conseil d’État et du Parlement par l’Exécutif, nous poursuivons notre réflexion sur le déclin de la démocratie française. Alors qu’Emmanuel Macron vient d’affirmer qu’une dictature est un régime qui ne permet pas de changer ses dirigeants, il s’avère que la France est intégrée dans un système supranational qui empêche toute alternance réelle, en particulier sur le plan économique. Comme nous le verrons, l’alternance aux prochaines échéances présidentielles et législatives est dans tous les cas compromise. En effet, il est prévu que les électeurs français se retrouvent face à un non-choix : voter pour l’unique parti de gouvernement face à une opposition d’extrême droite qui, à l’aune de nos règles constitutionnelles, ne serait certainement pas en mesure de gouverner. 

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Le déclin de la démocratie française (partie 1) : la marginalisation du Parlement et du Conseil d’État par l’Exécutif

Le 23 janvier dernier, Emmanuel Macron a vigoureusement critiqué celles et ceux qui considèrent que la France devient une « dictature ». Si ce terme nous semble excessif, de nombreux signes indiquent un préoccupant déclin démocratique dans notre pays, ce qui devrait pousser nos gouvernants à corriger ce processus au lieu d’en faire la négation. C’est pourquoi nous allons publier une série d’articles pour analyser ce phénomène, en commençant par décrire la marginalisation inquiétante du Parlement et du Conseil d’État dans l’élaboration et l’adoption de plusieurs réformes controversées.

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