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MBS, le prince du chaos

En 1517, Nicolas Machiavel écrivit qu’il est « très sage de simuler un temps la folie ». Quatre siècles et demi plus tard, Richard Nixon mena une politique étrangère basée sur ce principe, qui visait à faire croire à ses ennemis qu’il était instable et irrationnel afin de leur imposer ses décisions. Cette tactique, que l’on retrouve tant chez Donald Trump que chez Vladimir Poutine, fut appelée la « théorie du fou ». En ayant lancé une guerre des prix du pétrole incroyablement déstabilisante – y compris pour elle-même –, l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane semble avoir recours à cette ruse afin d’imposer ses conditions à la Russie. Pourtant, les principales décisions de MBS depuis 2015 nous indiquent non pas une « théorie » mais une « pratique du fou », caractérisée par une absence totale de limites – ce que nous allons démontrer à travers dix exemples éloquents. Or, nous constaterons que ses récentes décisions sur les prix du pétrole et la purge d’importants princes saoudiens pourraient lui être fatales. Décryptage. 

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Les États-Unis en Afghanistan (partie 1) : création d’al-Qaïda dans les années 1980 et soutien des Taliban jusqu’à l’été 2001

Alors qu’un « accord historique » entre Washington et les Taliban vient d’être annoncé, n’oublions pas que la campagne afghane des États-Unis à la suite du 11-Septembre fut la conséquence tardive du soutien de la CIA et de ses alliés saoudiens et pakistanais en faveur de la nébuleuse djihadiste antisoviétique – une politique désastreuse dont les Afghans continuent de payer le prix. L’occasion pour nous de revenir sur l’impact des ingérences américaines en Afghanistan depuis la fin des années 1970. Voici donc la première partie de notre série d’articles sur le sombre bilan de l’interventionnisme américain dans ce pays. Cette première analyse exposera le rôle central de la CIA dans l’émergence de la future Qaïda et – ce qui est moins connu –, le soutien de Washington en faveur des Taliban jusqu’à l’été 2001.

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Les liaisons dangereuses d’Israël avec l’islamisme

Il y a quelques jours, l’ancien ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman a révélé que le chef du Mossad et un haut gradé de Tsahal avaient été envoyés par Benjamin Netanyahou au Qatar, et ce dans l’objectif de convaincre cet émirat de poursuivre le financement du Hamas. L’occasion pour nous de revenir sur le rôle central d’Israël dans la création de cette organisation à la fin des années 1970 – une politique imprudente qui a fait souffrir à la fois les Israéliens et les Palestiniens, ce « Frankenstein » islamiste s’étant révélé incontrôlable et dangereux. Comme nous le verrons, ce tragique retour de bâton n’a pas dissuadé le gouvernement Netanyahou de soutenir à différents niveaux la nébuleuse djihadiste anti-Assad, malgré les risques induits par cette politique d’apprentis sorciers. Décryptage. 

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Pourquoi notre débat public sur le djihad est fondamentalement biaisé

Nous vous présentons une classification inédite des trois principales « écoles » occidentales dans l’étude du djihadisme. Nous verrons que les deux courants dominants dans notre débat public souffrent d’une carence majeure, en ce qu’ils font l’impasse sur une tendance structurelle : l’instrumentalisation, par les puissances occidentales et leurs alliés moyen-orientaux, de milices djihadistes dans plusieurs guerres par procuration depuis la fin des années 1970. Ainsi, nous vous expliquerons pourquoi le courant minoritaire d’analyse du djihad devrait être davantage présent dans le débat public, puisqu’il dénonce ces stratégies clandestines qui menacent notre sécurité collective en renforçant nos ennemis islamistes.  

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EXCLUSIF : À Idleb, Washington aide la Turquie à soutenir al-Qaïda et ses alliés

L’une des principales caractéristiques de la politique étrangère américaine est la perpétuelle contradiction. En effet, depuis août dernier, les États-Unis ont mené des frappes de drones contre certains cadres d’al-Qaïda à Idleb. Or, dans cette même région, ils aident depuis mai dernier la Turquie à soutenir cette nébuleuse islamiste, autorisant Ankara à équiper ses supplétifs djihadistes avec des missiles antichar TOW « made in USA » – ce qui appuie l’effort de guerre de l’ex-Front al-Nosra. Décryptage d’une politique étrangère qui donne le tournis, et qui menace la sécurité des pays européens en soutenant nos ennemis islamistes. 

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EXCLUSIF : En 2013, l’État français a livré des lance-missiles à la « nébuleuse Daech » en Syrie

En exclusivité pour nos abonnés, voici notre enquête explosive qui démontre l’acheminement clandestin, par l’État français, de postes de tirs de missiles Milan à la nébuleuse de groupes djihadistes formant ou collaborant avec Daech en 2013. Si la destination exacte de ces armements n’est pas encore déterminée, il ne fait aucun doute que le réseau de factions qui en a bénéficié coopérait étroitement avec le futur « État Islamique » à cette époque. Révélations.

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